L’aberration de la taxe tampon!

Sur France Inter, le lundi 19 octobre à 8h55, Sophia Aram réveille nos consciences encore endormies suite au refus de nos députés d’abaisser la taxe sur les tampons : « C’est pas parce que les tampons et les serviettes sont vendus dans de jolis paquets “girly”, pliés en trois dans leur petite pochette, avec des petites fleu-fleurs super tartuches que c’est la fête du slip tous les mois. »

Cependant le 21 novembre 2015, enfin une nouvelle plus prometteuse pour les portes monnaie des françaises: le Sénat contrairement à l’Assemblée nationale a accepté le projet de loi, qui consiste à diminuer la taxe sur les produits hygiéniques féminins (passons les détails sanglants).

C’est un raisonnement de bon sens : en France une canette de coca est taxée à 5,5% et une boite de tampon à 20%. Chaque femme dépense dans sa vie entre 1500 et 2000 € en serviettes hygiéniques et tampons, entre 13 et 52 ans, en moyenne. Oui, c’est un investissement à ce niveau là !

En Irlande, la taxe tampon est nulle, c’est exemplaire, et les jeunes socialistes de la Gironde encourage nos parlementaires à aller dans ce sens.

Diminuer la taxe tampon soulève deux enjeux :

-Le premier est sanitaire. Les tampons et protections hygiéniques sont des produits pharmaceutiques indispensables dans la vie d’une femme. Ils doivent être considérés comme étant des produits de première nécessité. Laisser un taux de TVA élevé porte préjudice aux femmes les plus défavorisées qui n’ont pas d’autre choix que de diminuer leur consommation en tampons mais alors d’augmenter les risques d’infections. C’est une abomination et une injustice infondée.

-Le second touche à l’égalité. Les préservatifs sont taxées à 5,5% et il est bien plus simple de trouver des préservatifs en accès libre que des tampons. Réduire la taxe sur les tampons introduirait un peu plus d’égalité entre les hommes et les femmes.

Qui plus est, l’argument comme quoi réduire cette taxe coûterait 55 millions d’euros à l’État est peu valable. Il serait nettement plus logique d’augmenter la TVA sur les sodas par exemple. Les recettes pour l’Etat serait largement supérieur au coût d’une réduction de la taxe tampon.Le rôle premier de l’Etat est en effet d’assurer le bien être de la population, pas de la taxer. Et de ce fait, banaliser vulgairement ce sujet devenu impropre à parler en public. Les règles. Ca existe. C’est inévitable. Voilà plutôt ce qui met les femmes de mauvaise humeur !

Il s’agit uniquement de bon sens. Et nous aimerions grandement que nos députés suivent, cette fois, l’exemple des sénateurs et considèrent enfin les protections hygiéniques féminines comme un produit de première nécessité.

En tant que jeunes socialistes, féministes, c’est pour une société plus soucieuse du bien être des individus et plus juste pour laquelle nous militons.

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