Rencontre avec la délégation socialiste tchadienne

11414550_10207055389247440_195088217_nCe mardi 9 juin 2015, les Jeunes Socialistes de la Gironde ont eu l’opportunité de rencontrer deux représentants de la délégation socialiste tchadienne, invitée en France dans le cadre du congrès du Parti Socialiste par la Fondation Jean Jaures.
Dotelmbaye Isabelle et Satadjim Succes Noël sont membres du PLD (Parti pour les Libertés et le Développement), équivalent du Parti Socialiste en France, principal parti d’opposition du président au pouvoir, Idriss Débry.
Même si ce pays est « calme et stable » à côté de ses voisins (Libye, Niger, Mali qui connaissent les menaces terroristes avec Boko Aram), le Tchad est une République autoritaire où s’additionnent l’absence de renouvellement politique et falsification des scrutins.
Malgré les difficultés rencontrées (manque de moyens, peu d’indépendance des médias vis-à-vis du pouvoir établi…) le PLD tente de faire entendre sa voix et demande le retour à la constitution de 1996 : le Président de la République ne pouvait pas se représenter plus de 2 fois, mais cette disposition a été abrogée en 2006 permettant à Idriss Débry d’occuper le pouvoir depuis 24 ans.
Mais leurs propositions ne se limitent pas à cela, l’éducation et la santé sont des enjeux essentiels pour eux : ce sont les piliers pour bâtir un Etat plus égalitaire, la où actuellement 60% de la population est analphabète (80% pour les femmes).
Cette rencontre avec des camarades socialistes du Tchad nous a également permis d’aborder les questions d’immigration. En effet, le Tchad est un pays d’Afrique centrale (ancienne colonie française) frontalier avec la Libye et le Soudan et donc directement concerné par les mouvements de population vers l’Europe, mais également entre pays africains. Lors de la guerre au Darfour, ce sont quelques 200 000 migrants qui sont venus trouver refuge au Tchad.
11423938_10207055390087461_789067664_nDes positions communes ce sont dégagées pour ré-affirmer ensemble la nécessité d’une politique migratoire plus humaniste et pensée à l’échelle de la planète, en collaboration directe avec les pays africains.
Nous avons pu leur présenter notre campagne immigration et leur expliquer notre manière de militer et d’aborder les problématique politiques actuelles en tant que jeunes socialistes français.
Cette rencontre nous a enfin permis d’insister sur l’importance de la jeunesse et sur notre souhait de remettre l’internationalisme au coeur de notre réflexion politique : via des organisations comme YES (Young European Socialist) ou la IUSY (International Union of Socialist Youth), mais plus largement en nouant des partenariats avec nos camarades socialistes sur les autres continents.

L’Union européenne doit être à la hauteur de la situation humanitaire en Méditerranée

Depuis le début de l’année, 2000 personnes sont mortes dans les eaux méditerranéennes en essayant de rejoindre les côtes européennes. Le récent naufrage au large des cotes libyennes le 19 avril a fait, à lui seul, environ 800 morts. Face à ce drame humanitaire les jeunes socialistes de la Gironde s’indignent et demandent que des solutions soit apportées de toute urgence.

Cette situation n’est pas nouvelle, effectivement en 2013 le drame de Lampedusa a fait environ 400 morts, secouant ainsi l’opinion publique. Suite à cela, l’opération Mare Nostrum a été lancée. Ce plan ambitieux visait à secourir les migrants forcés de quitter leur pays face à des situations de grande insécurité, de dictatures, de guerres civiles ou de désert économique. Malheureusement, le manque de cohésion entre les pays de l’Union européenne a mené au remplacement de Mare Nostrum par l’opération Triton, bien moins ambitieuse et performante. L’opération Triton se concentre seulement sur la surveillance des côtes européennes et fait fi du secours indispensable des migrants sur un périmètre nécessairement beaucoup plus vaste.

L’Union européenne a une responsabilité dans le secours de ces populations qu’elle doit absolument assumer sous peine de faire de ses côtes méditerranéennes un véritable cimetière.

Les décisions prises lors du sommet extraordinaire à Bruxelles du 23 avril ne sont pas suffisantes. Les jeunes socialistes de la Gironde demandent aux dirigeants européens de prendre toutes leurs responsabilités et de prendre des mesures à la hauteur de la situation. La France doit être le moteur de cette dynamique européenne. Elle doit encourager le retour à l’opération Mare Nostrum ou à une opération similaire et tout aussi ambitieuse qui a permis de sauver 150 000 vies en 1 an. De plus, le statut de réfugié politique doit être plus facilement accessible et l’accueil des populations immigrées doit être organisé à l’échelle de l’Union européenne. Enfin, une véritable réflexion doit être menée sur le statut de réfugié économique et climatique.

Les jeunes socialistes de la Gironde s’engagent à être force de propositions et les portes paroles d’une jeunesse qui refuse de fermer les yeux face à ces situations dramatiques et insoutenables.

Le Département, un soutien essentiel pour les jeunes

Article du mois à paraître dans Le Populaire :

Le Département, un soutien essentiel pour les jeunes

Le Département est au cœur de nos territoires. Échelon local essentiel, ses prérogatives sont larges en matière de jeunesse, de politiques sociales ou encore d’insertion. “Le service public est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas”, c’est précisément ce qu’est le Département pour les citoyens et en particulier les jeunes en difficulté. Appui de taille pour tous les jeunes, il est particulièrement utile et fait beaucoup grâce à une politique de jeunesse cohérente et adaptée aux besoins.

Le Département a notamment pour prérogatives l’éducation à travers les collèges et les transports (Transgironde). Ce sont 104 collèges publics girondins qui accueillent plus de 59000 élèves. Tous les élèves bénéficient des transports scolaires grâce à un abonnement de 129 euros par an, de la tarification unique de restauration qui permet à tous de se nourrir dans l’établissement. Plus de 10 000 collégiens bénéficient d’une bourse d’étude départementale qui permet d’aider les élèves en situation financière compliquée (elle peut aller de 70 à 100 euros par an).

En outre, le Département a mis en place depuis 1989 le Conseil général des jeunes, permettant l’apprentissage de la citoyenneté. Réussite totale puisque cette année ce sont 2700 collégiens élus qui ont siégé au Département des jeunes.

Pour les jeunes les plus en difficultés, le Département a mis en place de nombreuses mesures destinées à les sortir de situations précaires et insatisfaisantes. D’abord le Fonds d’aide aux jeunes (FAJ) permet à tous les jeunes de 18 à 25 ans sans emploi ni formation d’obtenir un soutien pour les démarches d’insertion professionnelle, d’accès à la mobilité ou encore de formation et d’insertion sociale. Pour les situations particulières, le Département a mis en place CAP’J, le contrat d’accompagnement personnalisé pour les jeunes de 18 à 25 ans. Ils pourront ainsi avoir un soutien adapté pour leur difficulté d’accès à la formation, à la mobilité, au logement. Le Département peut faire fasse à toutes les situations et répondre de façon adaptée et satisfaisante aux différents problèmes des jeunes. Les 18-25 ans en grande précarité, accompagnés vers l’emploi par les missions locales, bénéficieront également en 2015 de la “Garantie jeune” équivalent au RSA.

La politique de jeunesse du Département permet de prendre en compte des situations très variées. Dans d’autres départements de France, d’autres dispositifs et actions intéressantes sont mis en place au bénéfice des jeunes.

L’insertion aussi bien sociale que professionnelle des jeunes est essentielle. Ils doivent être acteurs de la société et ne pas rester en marge. Aussi, développer encore davantage la mobilité est un objectif certain, par exemple en élargissant le dispositif d’aide au financement du permis de conduire, moyennant des services rendus à la collectivités ou encore la gratuité des transports en commun pour tous les jeunes. Aider également les collégiens à pouvoir partir faire une année à l’étranger s’ils le souhaitent pour l’émancipation personnelle et les perspectives de formation serait un projet intéressant.
La formation peut prendre plusieurs formes, et favoriser les services civiques ou les contrats de générations au sein même des conseils départementaux permettrait à des jeunes de se familiariser avec les métiers du service public.

Les différentes actions mises en place par le Département de la Gironde sont une aide précieuse pour l’amélioration du quotidien de tous les jeunes girondins. Les jeunes socialistes de la Gironde sont donc fiers du bilan de la majorité socialiste et s’engagent à être force de proposition pour porter toujours plus haut les valeurs de solidarité défendues par le Département.

Venez débattre avec Vincent Feltesse, sous le Chapiteau des Jeunes Bordelais à la Victoire

Partout à Bordeaux, des jeunes créent, innovent, s’engagent et agissent pour changer leur quotidien. Nous avons besoins de tes idées, de ton énergie, dans les écoles, les entreprises, les associations, les université, mais aussi en politique et à tous les niveaux où se prennent les décisions pour apporter le regard d’une génération diverse.

Durant 3 mois, nous t’avons invité avec la campagne DECIDE POUR BORDEAUX à venir discuter, débattre et choisir les priorités pour changer ton quotidien.

Social, culture, écologie, santé, démocratie locale
Parmi 22 propositions, tu as choisi 5 priorités qui formeront le Pacte pour les Jeunes Bordelais que nous allons présenter à Vincent Feltesse ce Jeudi 20 Février. Le Chapiteau des JeunesAvecVF, place de la Victoire, sera le terrain de cette rencontre où nous pourrons parler des réalités, des expériences et des idées nouvelles.

Ce rendez-vous s’inscrit à la fois lors d’une campagne militante et citoyenne mais se veut également le temps fort d’une démarche ouverte associant le plus grand nombre, responsables associatifs, représentants de la société civile, entrepreneurs, et surtout des jeunes bordelais.

Nous nous donnons donc rendez-vous, ce Jeudi 20 Février de 17h30 à 21h, Place de la Victoire à Bordeaux.

Au programme :

  • 17h30 : Table ronde autour des propositions
  • 19h30 : Arrivée de Vincent Feltesse, débat, expériences, présentation des propositions de la campagne DECIDE
  • 21h00 : Moment récréatif, musique et boissons serons offertes

Chapiteau des jeunes bordelais

Les Jeunes Socialistes présentent le vrai bilan D’Alain Juppé

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Rétablir la vérité sur le bilan d’Alain Juppé, c’est l’objectif que se sont donné les jeunes socialistes pour débuter la campagne des municipales.

Parce que derrière les pierres blanches rénovées du centre ville se cache une dure réalité, conséquence directe des choix de l’actuel maire UMP.

Pour commencer, quatre thématiques : la lutte contre la pauvreté, le logement, la petite enfance et la fiscalité. Quatre sujets qui rythment la vie des Bordelais, et sur lesquels la politique Juppé est à la traîne, par choix.

C’est possible ! Pour prouver qu’il s’agit bien là de volonté, et montrer qu’une autre politique est possible, le choix à été fait de comparer la situation de Bordeaux avec celle d’autres villes parmi les dix plus importantes en France. Le constat est sans appel :

À Bordeaux, alors que le nombre de ménages sous le seuil de pauvreté atteint 18%, la part consacrée au social sur le budget global de la ville s’élève à 2,74%, quand Grenoble y alloue 7,2%, Nantes 5,9% et Toulouse 5,6% ;

En ce qui concerne les logements sociaux, la situation est plus alarmante encore. En effet, depuis 2001, leur proportion n’a augmenté que de 1%, pour passer de 15% à 16%, alors même que la loi SRU impose aux municipalités un taux minimum de 25%. Et encore une fois, d’autres maires ont choisi une politique ambitieuse en la matière : à Nantes, 25%, à Strasbourg, 28%.

Et pourtant, Bordeaux parmi les dix plus importantes villes du pays est celle où la fiscalité locale est la plus importante. En moyenne en 2012, les Bordelais payaient 784€ de taxe d’habitation et taxe foncière. Dans le même temps, les Lillois versaient 574€, les Strasbourgeois 509€ et les Toulousains 455€.

Malgré cette fiscalité record, les services publics sont réduits à peau de chagrin. Prenons l’exemple de l’accueil de la petite enfance. On dénombre à Bordeaux 2,94 places en crèche pour 1000 habitants, quand Lyon en compte 10,45, Strasbourg 12,81 et Paris 16,29.

Bordeaux a besoin d’un nouveau souffle, d’une politique plus ambitieuse : culture, sport, jeunesse, économie, transport, là doivent être les priorités du prochain maire de Bordeaux.

À suivre…