Les jeunes rejoignent la mobilisation le 2 octobre à Bordeaux !

Le Collectif « La retraite une affaire de jeunes », regroupant 25 organisations de jeunesse associatives, syndicales et politiques, appelle la jeunesse à être massivement présente dans la rue le 2 et le 12 ocobre et à préparer ces journées par des assemblées générales dans les lycées et les universités.


Le 5 septembre, jour de la première lecture de la loi au Sénat, le collectif appelle l’ensemble des collectifs locaux à organiser des initiatives militantes. Une action aura lieu à Paris.

Avec 3 millions de manifestants contre le projet de contre-réforme des retraites du gouvernement, la journée de grève et de manifestation du 23 septembre a été un succès. Elle a notamment été marquée par une plus forte présence des cortèges de jeunes, lycéens, étudiants et salariés.

Le Collectif « La retraite une affaire de jeunes », regroupant 25 organisations de jeunesse associatives, syndicales et politiques, se félicite de cette réussite. Elle montre que personne dans la société n’est dupe des arguments « démographiques » du gouvernement. L’injustice de son projet de loi est éclatante. Il ne peut plus prétendre qu’il fait cette réforme au nom des jeunes. Dans un contexte de crise, de chômage et de précarité, notre génération sait qu’elle signifierait la fin de toute perspective de droit à une retraite décente.

Le collectif invite les jeunes à continuer la mobilisation jusqu’au retrait de la loi et à la satisfaction de nos revendications, notamment la prise en compte des années d’études, de formation et d’inactivité forcée, dans le calcul des annuités.

rendez-vous samedi 2 octobre à Bordeaux à 14h devant le jardin public !

Appel à manifestation pour la défense des retraites !

Les Jeunes Socialistes de Gironde participeront à la manifestation pour la défense de nos retraites jeudi 23 septembre, à 11h, aux Allées de Tourny.

Nous manifesterons aux côtés de nos partenaires du Collectif Jeunes, rassemblant diverses organisations politiques et syndicales de jeunes de gauche, auquel nous participons depuis le début du mouvement contre la réforme des retraites.

Après le vote de la loi en première lecture à l’Assemblée Nationale, le mouvement de contestation ne doit pas faiblir ! Le combat continue et peut encore être gagné alors que s’engagera le débat au Sénat en octobre. Restons mobilisés pour défendre une réforme juste et efficace !

Homophobie : le combat pour l’égalité des droits et la non-discrimination continue !

«Nombre de psychologues, de psychiatres, ont démontré qu’il n’y a pas de relation entre célibat et pédophilie, mais beaucoup d’autres ont démontré, et m’ont dit récemment, qu’il y a une relation entre homosexualité et pédophilie. C’est la vérité, c’est le problème».

Les Jeunes Socialistes ne peuvent que s’indigner des propos prononcés par le numéro 2 du Vatican, le cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone. Ces propos proprement scandaleux ont évidemBenoit XVIment pour but d’étouffer la polémique sur le lien entre célibat des prêtres et pédophilie dans l’Eglise catholique. Sur cette question, le MJS n’a pas à se prononcer. Cela relève des affaires internes à l’Eglise catholique, dans lesquelles en tant que laïcs convaincus nous n’avons pas à nous immiscer au-delà de la condamnation de la pédophilie sous toutes ses formes, et donc bien évidemment au sein du clergé catholique.

Mais ce que nous ne pouvons pas accepter, c’est que la polémique dérive à ce point sur des questions qu’elle ne concerne pas. L’agitation de ces derniers jours sert une nouvelle fois de prétexte aux autorités catholiques ultraconservatrices pour stigmatiser et porter des accusations violentes et sans fondement sur les personnes homosexuelles. L’homophobie du Vatican, nous ne la découvrons pas. Elle s’est exprimée à de nombreuses reprises.

Non Monsieur Bertone, il n’existe aucun lien entre homosexualité et pédophilie ! Aucun psychiatre n’a jamais établi une telle corrélation – sauf peut être quelques fanatiques catholiques et ultraconservateurs qui n’ont en rien la qualité de psychiatre. Il est temps d’en finir avec cette homophobie virulente! Il n’est point besoin d’argumenter sur cette question tant les propos grossiers du cardinal révèlent sa cruelle ignorance ou sa mauvaise foi. Rappelons tout de même, s’il en était besoin, que la différence fondamentale entre pédophilie et homosexualité est que cette dernière repose sur le consentement mutuel de deux personnes ! Et elle ne constitue plus, depuis 1981 et grâce au courage de la gauche au pouvoir, un délit pénal. Les homosexuels sont des individus comme les autres, atteints d’aucune maladie, d’aucun trouble psychiatrique et dont les pratiques sexuelles ne seraient être assimilées à de la perversité, du vice ou un crime.

Encore une fois l’Eglise catholique est allée trop loin ! Les Jeunes Socialistes de Gironde condamnent fermement ces propos et rappelle que l’homosexualité n’est pas un choix de vie qui ne doit faire l’objet d’aucune condamnation, d’aucune discrimination, ni d’aucune stigmatisation. En revanche, le célibat des prêtres demeurent bien un choix de vie. Cet épisode nous alerte sur le fait que la lutte contre l’homophobie et a fortiori pour l’égalité des droits est encore d’actualité. La société a avancé sur bien des points mais le combat reste encore à mener contre les préjugés, les amalgames, le conservatisme et l’homophobie virulente. Pour réaffirmer cet engagement, les Jeunes Socialistes de Gironde participeront à la Gay Pride de Bordeaux, le 12 juin 2010, qui aura pour slogan « Discriminations : demain, j’arrête ». Pour faire cesser ces discriminations insupportables à l’encontre des personnes LGBT, continuons à nous indigner, à combattre l’homophobie sous toutes ses formes et à revendiquer l’égalité des droits !

L’orientation

Résolution adoptée en Conseil National des Jeunes Socialistes les 6 et 7 février 2010

L’orientation est le fruit d’un processus complexe résultant d’une réflexion personnelle concernant
la construction d’un projet personnel et professionnel. Actuellement, l’orientation est vue comme
une branche annexe du service public d’éducation, mal coordonnée, sous-dôtée et utilisant des
techniques de communication vieillissantes. Ce qui devrait être un choix personnel et éclairé selon
les capacités de chacun se transforme en un processus subi. Non content de briser des individus,
cette mauvaise orientation qui touche un nombre non négligeable et mal connu de personnes est
largement préjudiciable à l’ensemble de la société en ne permettant pas à chacun de développer
son plein potentiel.

Il convient donc dès le collège et le lycée non pas de forcer à un choix précoce que les élèves ne
peuvent assumer si jeunes mais d’ouvrir des possibilités pour une future orientation. Ainsi, il est
aberrant que l’on n’incite pas davantage les filles à choisir les filières d’ingénieur (10% seulement
dans celles-ci) et que l’on laisse se répandre le préjugé selon lequel les métiers techniques sont
des métiers d’homme. En tant que socialistes, nous devons également lutter contre la reproduction
sociale à travers un service public de l’orientation réorganisé. Des moyens et des ressources
statistiques doivent donc être mis à disposition de cette institution.

À l’autre extrémité du système, la formation continue ainsi que la validation des acquis de
l’expérience doivent être une opportunité réelle de réorientation aussi bien pour la personne
concernée que pour la société. Pour un meilleur encadrement, les universités et autres organismes
de formation publiques établiront des règles : jours libres de formation pour les salariés, critères de
validité des formations permettant une évolution professionnelle et/ou un épanouissement
personnel, notamment en vue d’une cessation ou d’un changement d’activité.
Dans le monde étudiant, il est malheureux que l’orientation soit trop souvent un couperet définitif. Il
faut donc développer au maximum les passerelles et les possibilités de réorientation. Il est
anormal de devoir reprendre des cycles inférieurs à celui que l’on a atteint lors d’un changement
de filière. Il fau mettre en place un véritable cadrage des diplômes tout en renforçant la
transdisciplinarité, en particulier en développant des modules au choix des étudiants dans toutes
les filières (en plus des UE complémentaires déjà existantes dans certaines).
Les stages devront être mieux encadrés et en rapport avec la formation entamée. Ils doivent
également être tous rémunérés, mieux rémunérés et mieux encadrés conformément aux
revendications des nombreux stagiaires qui se battent depuis des années pour faire valoir leurs
droits.

Nous proposons d’instaurer un droit à une année de césure tout au long des études pendant
laquelle les aides ainsi que les droits liés aux examens et aux concours passés seraient conservés.
Cette année (éventuellement divisible en deux semestres pris séparément) doit permettre d’affermir
ses goûts, de s’ouvrir sur le monde et/ou d’approfondir un projet personnel ou professionnel.
Les problèmes d’orientation ne sont pas une fatalité : des propositions concrètes peuvent améliorer
la situation actuelle dans l’optique de briser les chaînes de la reproduction sociale.

Pour une enseignement de qualité et ouvert à tous : l’unification de l’enseignement supérieur !

Résolution de la Gironde, adoptée en Conseil National des Jeunes Socialistes des 6 et 7 février 2010

La polémique allumée en janvier 2010 par la décision présidentielle de créer des quotas de
boursiers dans les grandes écoles a le mérite d’avoir ouvert un débat récurrent, vieux comme la
république.

La dualité de l’enseignement supérieur français met en place une discrimination de fait entre les
enfants appartenant à des classes sociales plus favorisées et les autres, perpétuant ainsi la
reproduction sociale d’une classe dominante. Selon une note de 2005 de la Conférence des
Grandes écoles (CGE), les enfants de cadres supérieurs et professions intellectuelles représentent
60% des élèves des grandes écoles d’ingénieur et 68% des élèves des grandes écoles de
commerce, tandis que les enfants des ouvriers/employés (qui couvrent pourtant la moitié de la
population active française) y occupent une place résiduelle oscillant entre 12% (écoles
d’ingénieurs) et de 8% (écoles de commerce).

Avec le système des classes préparatoires, et les grandes écoles financées par L’Etat, celui-ci paye
aujourd’hui plus pour des étudiants de parents riches et de milieux favorisés, concentre plus de
moyens, plus de capacités pédagogiques pour une élite quantitativement insignifiante. Un
étudiant de grande école peut coûter jusqu’à 12 fois un étudiant d’une université…

Ce système n’est plus adapté, la reconnaissance vient de grandes universités rassemblant des
chercheurs reconnus, des moyens et infrastructures attractives, des potentiels immenses. La
concentration budgétaire et intellectuelle des moyens de l’université et des grandes écoles serait
donc un moyen de favoriser en partie une plus grande égalité sociale, mais serait aussi un outil de
revalorisation de l’université favorisant une plus grande reconnaissance aussi bien au niveau
national qu’au niveau international. Cela ne peut donc se faire qu’avec un cadre national des
diplômes, afin d’éviter une mise en concurrence entre les universités et les étudiants.
L’unification de l’enseignement supérieur, avec l’intégration des classes préparatoires et des
grandes écoles aux universités, pourrait permettre un brassage social un peu plus large, cela
pourrait aussi permettre une réelle émulation entre les talents des universités et des grandes
écoles, celles-ci pouvant échanger dans un cadre commun. Supprimer les grandes écoles ce n’est
donc pas non plus tirer le niveau vers le bas, c’est la réclamation des l’excellence pour tous, sans
discrimination.

La fin des grandes écoles, la mise en place d’universités reconnues et ouvertes à tout le monde, la
mise en place d’une allocation autonomie, ce sont trois éléments pour permettre à tous, sans
discrimination, d’être porté au plus haut de ses capacités
; c’est le moyen de prendre et de porter
au plus haut les meilleurs éléments d’une génération quelque soit leur condition ou leur origine.