Pour une société solidaire et méritocratique, réhabilitons l’imposition du patrimoine et des successions !

résolution adoptée au Conseil National de novembre 2010

Parler de fiscalité, c’est avant tout parler de nos choix de société. Après avoir quasiment supprimé les droits de succession, la droite envisage aujourd’hui de supprimer l’ISF, ce qui priverait quasiment notre pays de toute fiscalité sur le patrimoine en cassant un outil de répartition des richesses et en faisant au passage un cadeau de près de 4 milliards d’euros aux plus aisés. Creusement des déficits, envolée de la dette publique, démantèlement des mécanismes de solidarité : Stop ! Nous sommes convaincus qu’une autre politique économique fondée sur la justice fiscale permettra un redressement durable de notre pays, c’est une des solutions à l’actuel débat sur la dette publique.

C’est une véritable bataille culturelle qu’il s’agit ici de mener contre la droite en vue de 2012. Un retour de l’impôt républicain en ce domaine est nécessaire, parce qu’il permet de corriger les inégalités entre les citoyens et parce que nous pensons que le patrimoine accumulé par les plus riches doit bénéficier en partie par solidarité élémentaire au pays qui a permis à ces personnes de capitaliser. Les derniers chiffres de l’Insee montrent bien que les augmentations des revenus du patrimoine pour une frange très minoritaire de notre pays ont engendré un fort accroissement des inégalités et leurs concentrations. Ces mêmes inégalités de patrimoine se sont notamment accrues sous l’effet d’une hausse démesurée de l’immobilier et la financiarisation de l’économie ! Face à ce constat, en opposition avec cette aristocratie de l’argent et de la propriété qui altère durablement l’équilibre démocratique et social de notre pays, il est temps de consentir à créer une nouvelle fiscalité du patrimoine !
Cette justice fiscale doit tout d’abord s’exercer entre générations. Les inégalités de patrimoine sont bien plus fortes que les inégalités de revenus et l’héritage joue un rôle essentiel dans leur maintien. Or, la configuration actuelle des droits de succession est l’exemple même de l’atteinte à la méritocratie exercée par le gouvernement Sarkozy. Cet impôt indirect prélevé sur la transmission d’un patrimoine par donation ou au
décès, aux héritiers a été mis en pièce avec le paquet fiscal de l’été 2007. L’abattement global de 50 000 euros a été supprimé, et chaque enfant se voit octroyé à présent un abattement de 150 000 euros avant taxation. La Loi TEPA a donc engendré, à travers les 10% des ménages français les plus favorisés qui détiennent 46% de la totalité du patrimoine de notre pays, un capitalisme d’héritiers.
L’essentiel des successions en France sont d’un montant inférieur à 50 000 €, c’est à dire non concerné par les droits de successions, ce qui montre bien que l’argument de Nicolas Sarkozy, qui affirmait que la réforme fiscale entreprise en 2007 serait bénéfique aux petits contribuables, était totalement mensonger. Cette réforme a eu pour conséquence de réduire scandaleusement les transmissions les plus importantes, dorénavant taxées à seulement 5% ! Jusqu’en 2007, 75% des successions étaient exonérées. Maintenant ce sont 95% ; un cadeau fiscal de 2 milliards d’euros aux plus riches du pays absolument inacceptable.
Nous réaffirmons notre attachement à des droits de succession où chacun serait taxé dès le premier euro, mais à un taux progressif. Nous voulons rétablir un véritable impôt sur les successions, en prenant en compte l’ensemble des revenus du patrimoine, et les revenus exceptionnels (issus de l’immobilier et de la finance) ce sera la condition à la concrétisation d’une égalité réelle entre les Français et les générations. Nous orienterons les ressources obtenues vers le financement d’une Allocation Autonomie.

Nous souhaitons rétablir une véritable fiscalité du patrimoine et de ses revenus pour qu’elle touche réellement les plus grosses fortunes, en élargissant la base d’imposition et en restaurant la progressivité, qu’il s’agisse de l’impôt sur la fortune, des droits des successions, des donations ou des taxes foncières sur les propriétés bâties. Enfin nous appuierons la mise en œuvre d’une majoration des plus-values mobilières et immobilières, en revenant notamment sur des exonérations injustifiées ou la fin de la déductibilité de la contribution sociale généralisée (CSG) pour les revenus du patrimoine (recette équivalente au coût annuel du bouclier fiscal). Il faudra également supprimer le prélèvement forfaitaire libératoire sur les intérêts et les dividendes.

Par ailleurs, nous déplorons les écarts de traitement entre les individus mariés ou pacsés, et ceux vivant en concubinage. Les premiers sont exonérés de cotisation si leur conjoint décède, les derniers sont taxés au minimum jusqu’à 60% du capital. Le gouvernement doit mettre fin à cette discrimination, et cela sur toutes les formes de fiscalité.

Dans le cadre d’une coopération internationale avec les administrations fiscales des pays concernés, notre nouvelle politique fiscale sera conduite de concert avec la lutte contre l’évasion et la fraude fiscale, en sanctionnant drastiquement la détention d’actifs financiers ou patrimoniaux non déclarés au Fisc dans les paradis fiscaux.

Les Jeunes Socialistes exigent la suppression du fichier ethnique sur les Roms

Le Monde a dévoilé aujourd’hui que la gendarmerie française détenait un fichier ethnique illégal sur les Roms. Les Jeunes Socialistes sont scandalisés d’apprendre qu’un tel fichier est entre les mains de l’État et demandent sa suppression immédiate et que lumière soit faite sur sa constitution.

La stigmatisation de la population Roms, voulue par le président de la République, Nicolas Sarkozy, cet été doit immédiatement cesser.

Nous ne sommes plus en 1940. C’est pourquoi, nous exigeons que tous les responsables, jusqu’au plus haut sommet de l’État, de la constitution de ce fichier soient traduits en justice pour que cette atteinte aux Droits de l’Homme soit immédiatement réparée.

Un communiqué du MJS national.

Appel à manifestation pour la défense des retraites !

Les Jeunes Socialistes de Gironde participeront à la manifestation pour la défense de nos retraites jeudi 23 septembre, à 11h, aux Allées de Tourny.

Nous manifesterons aux côtés de nos partenaires du Collectif Jeunes, rassemblant diverses organisations politiques et syndicales de jeunes de gauche, auquel nous participons depuis le début du mouvement contre la réforme des retraites.

Après le vote de la loi en première lecture à l’Assemblée Nationale, le mouvement de contestation ne doit pas faiblir ! Le combat continue et peut encore être gagné alors que s’engagera le débat au Sénat en octobre. Restons mobilisés pour défendre une réforme juste et efficace !

Revue de presse : Le Parisien, 4 septembre 2010

Le parisien.fr

De 1.200 à 3.500 manifestants à Bordeaux contre une politique « xénophobe »

04.09.2010

Environ 1.200 personnes selon la police, près de 3.500 selon les organisateurs, ont manifesté samedi matin à Bordeaux pour dénoncer le caractère selon elles « xénophobe » de la politique du gouvernement, notamment à l’encontre des Roms.
Les manifestants ont défilé derrière une large banderole « halte au racisme, liberté, égalité, fraternité en danger » tenue par des représentants syndicaux (FSU, CGT, CFDT, syndicat de la magistrature), des responsables de partis politiques (Europe Ecologie, Front de Gauche, PCF, Jeunes socialistes) et d’associations.
Parmi les manifestants figurait Marie Bové, conseillère régionale Europe écologie, qui refuse « que le gouvernement jette l’opprobe sur une catégorie de population » et « essaie de faire croire aux Français qu’à cause d’eux les choses vont mal ».
Des gens du voyage s’étaient joints au cortège, qui a défilé dans le calme pendant près de deux heures dans le centre de Bordeaux.
« C’est un droit et un devoir pour nous de participer à cette manifestation, si on se laisse ainsi écraser, on se demande jusqu’où cela va aller », a expliqué à l’AFP Antoinou Jimenez, un représentant de la communauté des gens du voyage venu de Mont-de-Marsan.
Pour lui, la politique menée par le gouvernement à l’égard des Roms est « un prétexte pour cacher les vrais problèmes ». « Nous protestons contre cette chasse à l’homme qui assimile les gens du voyage à des bandits de grands chemins », a souligné Ange Loustalot, responsable d’une association régionale de tsiganes.
A Agen, une manifestation a réuni 350 personnes, selon les organisateurs et la police.

Faire vivre la diversité au sein du Parti Socialiste

Intervention de Magali Tissier, Trésorière des jeunes socialistes de Gironde, lors du débat sur la rénovation du Parti Socialiste auquel le Mouvement des jeunes socialistes était invité, 16 juin 2010

Les Jeunes Socialistes se réjouissent que le Parti réaffirme sa volonté de faire la parité jusqu’au bout, dans nos instances comme lors des candidatures que nous présentons.

De même, nous ne pouvons que soutenir la volonté affichée dans ce texte de rendre nos candidats plus représentatifs de la société et, sans revenir sur les débats que nous avons déjà eu sur les primaires et le non-cumul, nous voyons bien que ce texte est cohérent et que la rénovation ne se fera qu’avec plus d’ouverture au reste de la gauche, quelle soit politique, associative, syndicale ou mutualiste, et avec plus d’exemplarité et de transparence de notre part.

Il nous semble cependant que ce texte ne va pas jusqu’au bout de la réflexion sur notre représentativité, du moins qu’il met la charrue avant les bœufs. La meilleure façon, la façon la plus naturelle d’avoir des candidats les plus divers possible, c’est avant tout que les militants de notre parti soient eux-mêmes les plus nombreux et les plus divers possible.

Or, la massification, ça ne se décrète pas. On le voit bien : nous lançons régulièrement des grandes campagnes d’adhésion, nous avons fait en sorte que la cotisation ne soit pas un obstacle, on peut adhérer sur internet et pourtant, rien ne change.

Le problème, mes chers camarades, n’est pas que personne ne veut nous rejoindre. Le problème est bel et bien que personne ne veut rester au Parti Socialiste. Prenons le temps d’analyser le taux faramineux de ceux qui ne renouvellent jamais leur première cotisation.

Il n’y a sûrement pas de solution miracle. Mais il y a certainement des pistes. Les Jeunes Socialistes n’oublient pas que nous avons aussi une mission d’éducation populaire. Faire en sorte que les militants socialistes, quelle que soit leur origine, leur classe sociale, leur parcours professionnel, leur bagage scolaire et culturel, faire en sorte que chacun se sente intégré pleinement, soit en capacité de prendre des responsabilités, de faire des propositions qui seront reprises. En bref, faire vivre la solidarité et l’émulation au sein de notre parti, c’est mettre en application pour nous-mêmes nos principes de progrès, d’émancipation et d’excellence pour tous.

En tous cas, vous pouvez compter sur les Jeunes Socialistes pour travailler dans ce sens.