Le logement est devenu un réel problème en France : loyers élevés, prix du marché surévalués, manque de logements sociaux et privés sur le
marché, références et garanties des locataires irréalistes, etc.… Ainsi, il y a 3.5 millions de personnes mal-logés et 100 000 SDF en France selon la fondation Abbé Pierre. Nous développerons ici notre vision sur trois points: l’habitat, le problème de l’exclusion et le transport.
Archives pour la catégorie Idées : Société
Les jeunes ont aussi leur mot à dire sur le système des retraites !
Jeunes, nous sommes attachés au droit à une retraite à 60 ans financée par répartition
Attachés à la solidarité entre les générations, nous souhaitons financer un système de retraite par répartition de haut niveau qui garantisse un niveau de pension permettant de vivre pleinement le temps de la retraite. Nous refusons que la retraite par répartition devienne un « filet de sécurité » a minima, insuffisant pour vivre. Nous refusons la logique d’une retraite basée sur la capitalisation individuelle, inefficace économiquement et inégalitaire socialement. Nous dénonçons la double peine que nous imposerait un nouvel allongement de la durée de cotisation ou un recul de l’âge légal de départ en retraite: nous finançons les pensions d’aujourd’hui, nous refusons d’avoir à épargner en plus pour nos vieux jours dans des fonds de pension qui peuvent être ruinés du jour au lendemain !
Un débat de société escamoté par une nouvelle opération comptable
Parce que la nature du système de retraite qui se met en place contribue à façonner la société de demain, nous refusons la volonté du gouvernement de réduire ce débat à une simple équation comptable. En se limitant à jouer sur la durée de cotisation, le gouvernement s’attaque directement à la solidarité sans aborder les véritables enjeux du système : garantie d’un taux de remplacement, pénibilité, allongement de la durée d’étude et d’insertion, chômage, inégalités hommes – femmes (Aujourd’hui le temps partiel subi, la précarité de l’emploi impactent fortement la retraite des femmes.), répartition du temps de travail et des richesses.
En instrumentalisant les analyses du COR (conseil d’orientation des retraites) pour imposer l’allongement de la durée de cotisation comme seule perspective, le gouvernement élude la question centrale de la répartition des richesses. Depuis 20 ans, la part de la richesse produite attribuée aux salaires ne cesse de diminuer au profit du capital.
Alors que notre pays n’a jamais été aussi riche, nous n’acceptons pas qu’il soit demandé à la jeunesse de travailler plus longtemps pour toucher une retraite moins importante, conduisant ainsi notre génération à vivre des conditions de retraites moins bonnes que celles de nos parents ! Il n’est pas acceptable que l’allongement de la durée de la vie soit synonyme de régression sociale.
Allonger la durée de cotisation ? Pour nous, c’est non !
Cela priverait les jeunes du droit à une retraite à 60 ans à taux plein. Pourquoi cet acharnement à reculer l’âge de départ en retraite quand le chômage des jeunes explose? L’augmentation des besoins de financement est une chance qu’il faut saisir. Nous refusons que le catastrophisme ambiant serve d’argument pour esquiver une nouvelle fois le débat sur la nécessaire augmentation des financements solidaires des retraites par répartition : taxation des stocks options et des revenus financiers, suppression du bouclier fiscal, élargissement de l’assiette des cotisations, suppression d’exonérations de cotisations. Si de nouvelles ressources doivent être immédiatement mobilisées, une véritable politique de l’emploi et de revalorisation salariale destinée à lutter contre le chômage et la précarité est également indispensable pour apporter les recettes nécessaires à la pérennité de notre système de retraite solidaire.
Le système de retraites doit prendre en compte l’évolution de la société !
Nous réclamons des réformes qui garantissent nos droits sociaux, et nous souhaitons faire évoluer le système pour mieux prendre en compte l’évolution de la société et pérenniser le système par répartition.
L’allongement de la durée des études et le recul de l’âge moyen d’entrée dans un emploi stable (27 ans) conduisent les jeunes à commencer à cotiser plus tard que par le passé. Nous exigeons :
- la validation des années d’études et de formation dans le calcul des annuités ouvrant droit à la retraite, afin d’offrir à chaque jeune la garantie de pouvoir étudier sans être inquiété par son avenir, même lointain ;
- la validation des périodes de stages, intégrée dans une véritable règlementation contraignante (rémunération à 50% du SMIC dès le premier mois, reconnaissance et encadrement dans la formation) ;
- la validation des périodes d’inactivité forcée, et la prise en compte la situation des jeunes en situation d’insertion professionnelle pour qui l’enchaînement de stages, de CDD, d’emplois à temps partiel, de périodes d’intérim ou de chômage conduisent à accumuler des droits à retraite très incomplets ;
En ignorant plus longtemps ces évolutions qui caractérisent notre génération, le gouvernement refuse de garantir aux jeunes qu’ils pourront à leur tour bénéficier d’une retraite solidaire à de haut niveau !
Les jeunes seront au rendez-vous du débat public pour affirmer que la retraite est l’affaire de tous !
Nous affirmons notre volonté d’agir ensemble dans les prochains mois afin de défendre l’exigence d’un système de retraites par répartition fondé sur la solidarité, qui garantisse à nos aînés comme aux générations futures une retraite de haut niveau à 60 ans.
Les jeunes refusent d’être les grands oubliés du débat qui s’ouvrent et exigent du gouvernement qu’il renonce à l’allongement de la durée de cotisation. Nous demandons à être associés aux discussions en cours.
Nous appelons à la création de comités jeunes locaux pour organiser la campagne au sein de la jeunesse. Nous appelons les jeunes à se saisir du débat sur les retraites, à participer aux initiatives de mobilisation.
Le gouvernement ne peut aborder le débat sur les retraites sans l’avis des générations directement concernées par cet enjeu social majeur : les jeunes d’aujourd’hui !
Organisations signataires : UNEF, UNL, FIDL, Sud Etudiant, LMDE, CGT, FSU, UEC, Attac Campus, JOC, Génération Précaire, MJS, MJCF, Jeunes Verts, JRG, Réseau jeunes du PG, NPA, Gauche Unitaire Jeunes, Branche jeune d’AL
La retraite, une affaire de jeunes !
Le gouvernement s’est engagé dans une nouvelle réforme à marche forcée du système de retraites.
« Je veux dire aux jeunes de 20 ans que c’est justement pour eux que nous faisons cette réforme », affirme le ministre du travail Eric Woerth. Nous ne sommes pas dupes de cette hypocrisie. Une nouvelle fois, ce qui est mis en place au nom des jeunes se fait sans eux, et surtout contre eux. En limitant le débat à l’acceptation pure et simple d’un nouvel allongement de la durée de cotisation, le gouvernement adresse aux jeunes un message implicite, mais clair : la retraite ce n’est plus pour vous !
Jeunes en insertion, salariés ou étudiants, c’est sur nous que reposera le financement du système de retraite dans les années à venir, et c’est nous qui subirons toute modification du système actuel. Nous refusons d’être les grands oubliés d’un débat qui nous concerne !
Les jeunes seront au rendez-vous du débat public pour affirmer que la retraite est l’affaire de tous !
Nous affirmons notre volonté d’agir ensemble dans les prochains mois afin de défendre l’exigence d’un système de retraites par répartition fondé sur la solidarité, qui garantisse à nos aînés comme aux générations futures une retraite de haut niveau à 60 ans.
Les jeunes refusent d’être les grands oubliés du débat qui s’ouvrent et exigent du gouvernement qu’il renonce à l’allongement de la durée de cotisation. Nous demandons à être associés aux discussions en cours.
Nous appelons à la création de comités jeunes locaux pour organiser la campagne au sein de la jeunesse. Nous appelons les jeunes à se saisir du débat sur les retraites, à participer aux initiatives de mobilisation.
Le gouvernement ne peut aborder le débat sur les retraites sans l’avis des générations directement concernées par cet enjeu social majeur : les jeunes d’aujourd’hui !
Organisations signataires : UNEF, UNL, FIDL, Sud Etudiant, LMDE, CGT, FSU, UEC, Attac Campus, JOC, Génération Précaire, MJS, MJCF, Jeunes Verts, JRG, Réseau jeunes du PG, NPA, Gauche Unitaire Jeunes, Branche jeune d’AL
Pour en lire plus : http://www.jeunes-socialistes33.fr/idees-societe/300410-les-jeunes-ont-aussi-leur-mot-a-dire-sur-le-systeme-des-retraites
Homophobie : le combat pour l’égalité des droits et la non-discrimination continue !
«Nombre de psychologues, de psychiatres, ont démontré qu’il n’y a pas de relation entre célibat et pédophilie, mais beaucoup d’autres ont démontré, et m’ont dit récemment, qu’il y a une relation entre homosexualité et pédophilie. C’est la vérité, c’est le problème».
Les Jeunes Socialistes ne peuvent que s’indigner des propos prononcés par le numéro 2 du Vatican, le cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone. Ces propos proprement scandaleux ont évidem
ment pour but d’étouffer la polémique sur le lien entre célibat des prêtres et pédophilie dans l’Eglise catholique. Sur cette question, le MJS n’a pas à se prononcer. Cela relève des affaires internes à l’Eglise catholique, dans lesquelles en tant que laïcs convaincus nous n’avons pas à nous immiscer au-delà de la condamnation de la pédophilie sous toutes ses formes, et donc bien évidemment au sein du clergé catholique.
Mais ce que nous ne pouvons pas accepter, c’est que la polémique dérive à ce point sur des questions qu’elle ne concerne pas. L’agitation de ces derniers jours sert une nouvelle fois de prétexte aux autorités catholiques ultraconservatrices pour stigmatiser et porter des accusations violentes et sans fondement sur les personnes homosexuelles. L’homophobie du Vatican, nous ne la découvrons pas. Elle s’est exprimée à de nombreuses reprises.
Non Monsieur Bertone, il n’existe aucun lien entre homosexualité et pédophilie ! Aucun psychiatre n’a jamais établi une telle corrélation – sauf peut être quelques fanatiques catholiques et ultraconservateurs qui n’ont en rien la qualité de psychiatre. Il est temps d’en finir avec cette homophobie virulente! Il n’est point besoin d’argumenter sur cette question tant les propos grossiers du cardinal révèlent sa cruelle ignorance ou sa mauvaise foi. Rappelons tout de même, s’il en était besoin, que la différence fondamentale entre pédophilie et homosexualité est que cette dernière repose sur le consentement mutuel de deux personnes ! Et elle ne constitue plus, depuis 1981 et grâce au courage de la gauche au pouvoir, un délit pénal. Les homosexuels sont des individus comme les autres, atteints d’aucune maladie, d’aucun trouble psychiatrique et dont les pratiques sexuelles ne seraient être assimilées à de la perversité, du vice ou un crime.
Encore une fois l’Eglise catholique est allée trop loin ! Les Jeunes Socialistes de Gironde condamnent fermement ces propos et rappelle que l’homosexualité n’est pas un choix de vie qui ne doit faire l’objet d’aucune condamnation, d’aucune discrimination, ni d’aucune stigmatisation. En revanche, le célibat des prêtres demeurent bien un choix de vie. Cet épisode nous alerte sur le fait que la lutte contre l’homophobie et a fortiori pour l’égalité des droits est encore d’actualité. La société a avancé sur bien des points mais le combat reste encore à mener contre les préjugés, les amalgames, le conservatisme et l’homophobie virulente. Pour réaffirmer cet engagement, les Jeunes Socialistes de Gironde participeront à la Gay Pride de Bordeaux, le 12 juin 2010, qui aura pour slogan « Discriminations : demain, j’arrête ». Pour faire cesser ces discriminations insupportables à l’encontre des personnes LGBT, continuons à nous indigner, à combattre l’homophobie sous toutes ses formes et à revendiquer l’égalité des droits !
Les violences faites aux femmes : un projet de loi sans moyen ?
Résolution adoptée en conseil national des Jeunes Socialistes les 6 et 7 février 2010
En 2008, plus d’un million de femmes ont été victimes de violences physiques ou sexuelles, plus
de la moitié d’entre elles ayant subi ces violences au sein du foyer. Souvent présentées comme
des faits divers, ces violences sont en réalité un véritable fait de société, révélateur de la
domination encore exercée par les hommes dans notre société.
Les violences faites aux femmes sont devenues un sujet de société majeur et un véritable enjeu
politique. Le 25 novembre 1999 introduisait la première Journée internationale pour l’élimination de
la violence à l’égard des femmes, un combat au coeur des luttes féministes autour duquel
l’ensemble de la gauche et les associations féministes rassemblées, pour la plupart au sein du
CNDF, revendiquent une véritable loi-cadre. Celle-ci prévoit notamment d’organiser l’accueil, la
solidarité et la protection des victimes ; de systématiser la prévention ; de modifier les procédures
judiciaires pour qu’elles traitent de manière efficace les violences faites aux femmes. Il est en effet
indispensable de dépasser la seule répression, principale réponse apportée aujourd’hui.
Les milliers de signatures recueillies par le CNDF, soutenant la loi-cadre, a permis la création d’une
mission parlementaire. En novembre dernier, celle-ci a rendu un rapport qui préconise une
proposition de loi sur les violences faites aux femmes. Elle créerait, par exemple, une ordonnance
de protection des femmes victimes de violences, elle interdirait la médiation pénale dans le cadre
des violences conjugales et elle intensifierait également la formation de tous les professionnels sur
les violences. Même si ce projet de loi, discuté ces prochaines semaines à l’Assemblée Nationale,
ne reprend pas toutes les revendications féministes, elle contient néanmoins de réelles avancées
pour lutter contre les violences.
Les Jeunes Socialistes s’interrogent, par contre, sur le financement et sur les moyens qui seront mis
en oeuvre pour répondre à ce que M. Fillon identifie aujourd’hui comme la grande cause nationale
de l’année 2010. Nous savons que si cette loi est adoptée, il sera nécessaire d’ouvrir des centres
d’accueil pour protéger réellement les femmes victimes de violence et d’embaucher des
professionnels qui leur permettent de retrouver une véritable autonomie.
Ces violences sont l’expression la plus insoutenable de l’inégalité entre les hommes et les femmes.
Ce projet de loi doit être appliqué et notre combat féministe doit perdurer.
Les Jeunes Socialistes continueront de se mobiliser pour qu’une loi cadre soit adoptée, excluant
ainsi définitivement les demi-mesures.
Nous continuons de soutenir la nécessité de mettre en place un ministère d’Etat à l’égalité
Femmes/ Hommes disposant de réels pouvoir transversaux dans l’ensemble des ministères et
doté des moyens qui correspondent à l’ampleur et à la diversité de ses prérogatives.
Les jeunes socialistes ne cesseront de convaincre que le système patriarcal sur lequel notre société
s’est construite freine non seulement l’émancipation de tous mais également une égalité réelle qui,
même si elle est inscrite dans loi, n’existe pas toujours.







