Quand le sexisme fait la pub des soirées à Bordeaux

L'affiche de la soirée Candy Night dont les fonds sont reversés à l'association Terre Azimuts

Les Jeunes Socialistes de Gironde dénoncent les affiches à caractère sexiste visant à promouvoir les soirées étudiantes en tous genres. L’affiche de la soirée « Candy Night, du jeudi 27 octobre au Wizz Club, instrumentalise le corps des femmes à des fins commerciales. Les Jeunes Socialistes en interpellent les auteurs, notamment l’association Terre Azimuts.

Le contenu de l’affiche de la soirée « Candy Night » du jeudi 27 octobre au Wizz club, dont les fonds récoltés seront reversés à l’association Terre Azimuts ? Une jeune femme à très forte poitrine vêtue d’un bikini rose étriqué. Entourée de friandises, elle s’apprête à engloutir une sucette d’un air plus que suggestif. Le meilleur pour la fin : le bas de l’affiche laisse entrevoir ses jambes écartées, son sexe étant recouvert d’une étiquette « DJ TWICE ».

Au delà du caractère pornographique de l’affiche et des suggestions obscènes de la position de la jeune femme, cette affiche participe encore une fois au sexisme véhiculé par la publicité.

Laura Slimani, Animatrice Fédérale des Jeunes Socialistes de Gironde, s’insurge : « Comment veut-on faire changer les esprits si ce type de message est toléré ? Cette affiche, comme beaucoup d’autres, fait passer les femmes pour des objets sexuels et instrumentalise leur corps à des fins commerciales. Nous ne pouvons le tolérer. » Les Jeunes Socialistes de Gironde interpellent donc le Wizz Club ainsi que l’association Terre Azimuts et espèrent qu’ils auront la décence de s’excuser pour cette publicité scandaleuse.

Les Jeunes Socialistes réclament l’interdiction de la publicité sexiste dans les médias, dont l’application serait assurée par une autorité indépendante. L’expression publicitaire, qu’elle soit culturelle, associative, à but social, syndicale, politique ou commerciale doit être remise sur un pied d’égalité.

Revue de presse du MJS Gironde : « Cannabis, La France dit non »

Journal Sud Ouest, dimanche 19 juin 2011.

63 % des Français restent opposés à la dépénalisation du cannabis, selon l’enquête menée par l’Ifop pour « Sud Ouest Dimanche ». Ils étaient 67 % à y être hostiles en 1996.

Selon l’étude de l’Ifop pour « Sud Ouest Dimanche », la ligne de fracture entre les partisans de la dépénalisation du cannabis et les opposants à cette mesure se situe à 35 ans.

Le débat est lancé, mais le tabou ne semble pas levé pour autant. La proposition d’un groupe de députés socialistes emmenés par Daniel Vaillant, ancien ministre de l’Intérieur, d’une « légalisation contrôlée du cannabis » a certes provoqué une avalanche de réactions depuis quelques jours. Elle ne paraît pas, en revanche, avoir accompagné un mouvement de la société française. Ou si peu…

Selon un sondage réalisé par l’Ifop pour « Sud Ouest Dimanche », 63 % des personnes interrogées ne sont pas favorables à une dépénalisation des drogues douces comme le cannabis. Une large majorité, donc, qui n’a guère bougé depuis 1996. Cette année-là, 67 % des Français se disaient hostiles à cette dépénalisation. Soit une perte de 4 points en quinze ans.

Jeunes contre vieux

36 % des sondés approuvent cependant le principe d’une dépénalisation, contre 26 % en 1996. En fait, ils ont été rejoints par les indécis d’il y a quinze ans. Le débat s’est ainsi encore cristallisé entre les pour et les contre, sans vraiment laisser de place à des positions intermédiaires. Ce clivage s’est particulièrement accentué en fonction de l’âge. Seuls les moins de 35 ans sont majoritairement acquis (51 %) à l’idée de la dépénalisation, alors que les tranches d’âges supérieures y sont toutes largement opposées. Les hommes (43 %) sont également plus favorables que les femmes (30 %) à cet assouplissement.

On retrouve aussi dans les résultats de ce sondage un clivage politique plutôt attendu sur cette question. Les sympathisants de gauche sont nettement plus favorables (48 %) à la dépénalisation que ceux de droite (20 % seulement à l’UMP). En revanche, ceux qui se sentent proches du Parti socialiste sont moins convaincus que les sympathisants du Front de gauche ou des Verts. Une différence d’approche à l’image des réactions très variées entendues au Parti socialiste à la suite de la proposition de Daniel Vaillant.

Martine Aubry et François Hollande ont prudemment estimé que le débat n’était pas tranché, tandis que Manuel Valls, Ségolène Royal ou Arnaud Montebourg ont clairement exprimé leur désaccord. Du côté des Jeunes Socialistes, en revanche, cette revendication d’une légalisation est portée depuis longtemps. « Il faut qu’un service public gère le commerce et la vente de cette drogue, tout en mettant en place une vraie politique de santé publique. La consommation n’augmentera pas, et cela permettra de lutter contre les trafics », résume Juliette Perchepied, responsable des MJS de Gironde.

À droite, l’hostilité à une telle mesure est en revanche quasi unanimement partagée. Un peu moins chez les Jeunes UMP. « Je n’ai pas de position arrêtée. Mais j’ai la conviction que des peines de prison pour des consommateurs, c’est exagéré par rapport à des faits bien plus graves. La prévention est essentielle, on ne peut pas lutter contre la consommation de drogue uniquement par la sanction », tempère Benoît Grange, responsable adjoint des Jeunes UMP de Gironde.

Des pays voisins tolérants

La France est effectivement l’un des pays d’Europe les plus répressifs envers les usagers. Le cannabis est illégal mais toléré au Royaume-Uni et en Suisse. Et il est toléré ou dépénalisé chez tous nos proches voisins. Aucun ne pratique en revanche la légalisation sous contrôle, préconisée par Daniel Vaillant.

La dépénalisation consiste, face à un interdit, à remplacer une sanction pénale par une beaucoup moins lourde. La légalisation, elle, met en revanche fin à l’interdiction, et c’est l’État qui organise alors la distribution. La France en est loin. La seule dépénalisation est déjà refusée par la population.

Bruno Béziat

Le premier « Grenelle des banlieues », c’est à Bègles le 30 avril prochain !

C’est en Gironde qu’est née l’idée d’organiser le premier « Grenelle des banlieues grenelle des banlieuesfrançaises », dans la tête de Pascal Dubernet et de Saber Gharbi. Pascal, c’est le président et fondateur d’une association qui s’investit au quotidien dans nos cités pour en faire ressortir le meilleur : « Quartier Sans Cible ». Le réseau Cités en Mouvement Gironde est fier d’être associé par le biais de Saber à l’organisation de cet événement unique en France et qui va être amené à se reproduire dans les mois qui arrivent.

Le 30 avril prochain, une dizaine d’invités venus de toute la France et de tous les horizons se rendront à Bègles pour parler de leur expérience dans les cités de France et surtout de leurs idées, de leurs envies, pour parler et penser la banlieue autrement. L’objectif est simple, faire entrer les banlieues dans le débat pour 2012 autrement que par le prisme de la sécurité !

Razzy Hamadi, Claude Dilain, maire de Clichy-Sous-Bois, Naïma Charaï, conseillère régionale et Président de C.A.R.O., Mahmoud Doua, Imam et enseignant à l’université de Bordeaux, Laurianne Deniaud, Présidente du Mouvement des Jeunes Socialistes, Bolewa Sabourin, Animateur du réseau Cités en Mouvement et bien d’autres seront présentes pour débattre de cette question : Quelle politique pour les banlieues en 2012 ? Lire la suite