Débat en vidéo des jeunes de la gauche sur la santé, l’économie, l’éducation et l’Europe

Laura Slimani, animatrice fédérale du Mouvement des Jeunes Socialistes de Gironde ; Christopher Nunès, d’Europe Écologie Les Verts et ambassadeur d’Eva Joly pour 2012 ; Benjamin Regonesi, responsable des Jeunesses Communistes d’Aquitaine, étaient les invités du premier débat de “Débattre La Campagne”.

Retrouvez désormais des morceaux choisis de ce débat en vidéos, thème par thème : Économie, Éducation, Santé, Europe. Lire la suite

Les Jeunes ne paieront pas la crise ! Le 15 octobre, journée internationale des Indignés

Les Indignés espagnols. Source : www.jeunes-socialistes.fr

Les Jeunes Socialistes de Gironde seront samedi 15 octobre à 11h30 place Jean Moulin à Bordeaux, aux côtés de nombreuses organisations de jeunes pour répondre à l’appel des Indignés espagnols.

Alors que la crise actuelle a pour origine l’attitude irresponsable du monde de la finance et un modèle néolibéral basé sur la consommation à outrance, les gouvernements européens enfoncent le clou en mettant en place des politiques d’austérité dont les jeunes font les frais en première ligne.

Alors que nous avons besoin de nouvelles solidarités entre les peuples, de services publics qui protègent et de politiques de relance ambitieuses, nos gouvernements ignorent le cri des jeunes et n’écoutent que les agences de notation.

Alors que nous voulons une Europe sociale, solidaire et politique, les gouvernements européens, appuyés par le Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale, imposent des politiques qui asphyxient l’ensemble de la société et installent durablement le chômage de masse et la précarité.

Règle d’or, réduction des dépenses publiques, gel et baisse des salaires, augmentation des taxations les plus injustes (TVA), absence de politique de l’emploi sont en train de faire des jeunes une génération sacrifiée que nous refusons d’incarner.

A ces politiques injustes et inefficaces nous opposons des solutions qui existent :

  • le parcours d’autonomie, pour permettre à chaque jeune de bénéficier d’une formation et construire un avenir pour la France
  • la création de 200 000 emplois verts d’avenir pour les jeunes qui relanceront la croissance
  • une politique ambitieuse de réindustrialisation de l’Europe
  • mettre fin à la concurrence déloyale des pays ne respectant pas certaines normes environnementales et sociales en leur imposant une taxe spécifique
  • taxer les revenus du patrimoine et du capital au moins autant que ceux du travail
  • investir dans les services publics pour garantir l’égalité de tous

Pour un encadrement des marges

Résolution des Jeunes Socialistes votées lors du Conseil National du 12 mars 2011

Les interrogations autour des marges – notamment des produits de première nécessité – s’imposent dans le débat, dans le sens où elles soulèvent plusieurs sujets : le pouvoir d’achat, l’étranglement des petits producteurs par la pression de super-centrales d’achats, l’absence de régulation dans les pratiques les plus excessives de recherche du profit de la grande distribution, processus exacerbé par la loi de modernisation de l’économie que nous dénonçons. La gauche est attendue sur ces questions. Pour les jeunes socialistes, il convient que la puissance publique retrouve son rôle central pour assurer une véritable régulation. Lire la suite

Un nouveau Bretton Woods

 

Résolution des Jeunes Socialistes votées lors du Conseil National du 12 mars 2011

Depuis 2008, la refondation d’un nouvel ordre économique mondial constitue le leitmotiv des dirigeants de la planète. Cependant les rivalités entre les puissances et les logiques à court-terme ont déjà repris l’ascendant. Nicolas Sarkozy, pendant quelques jours promoteur de la taxation financière, n’a cessé depuis son élection de mener une politique économique et sociale au service des actionnaires. Ignorer la coopération, penser d’abord à sa nation sont incompatibles avec la recherche de la stabilité économique mondiale.

bretton woods

C’est une faute conceptuelle: considérer que poser le problème au sein du G20 fera avancer la solution. Les Etats-Unis et la Chine discuteraient ensemble, le gendarme FMI surveillerait, on intégrerait pleinement le yuan dans le système monétaire international et l’harmonie viendrait. Non! Purement individualistes, les Etats-Unis continuent leur politique de relance par le déficit et continuent leur politique monétaire destructrice pour les autres Etats. Les gouvernements européens sabordent toute action possible de l’Union européenne. Enfin, la Chine maintient sa stratégie d’exportation sans réévaluer sa monnaie, de peur de devoir ouvrir son système bancaire. Par cette guerre monétaire, la crise financière et ses conséquences sociales perdurent. Lire la suite

Vers une mutation du modèle agricole français

résolution adoptée au Conseil National de novembre 2010

Le modèle agricole français est en crise : la mondialisation et la pression de la grande distribution ont des conséquences dramatiques sur nos territoires ruraux. Ces dernières années, les revenus des exploitants ont connu une baisse vertigineuse dans presque toutes les filières, le nombre de faillites a explosé, et les conditions d’installation des jeunes se sont fortement détériorées. Quelles sont les pistes à explorer pour tenter de sortir l’agriculture de la crise ?

Produire local, consommer local : tel devrait être la règle en agriculture. Le modèle français, dont nous atteignons les limites aujourd’hui, exportateur et régionalement très spécialisé est toutefois loin de respecter ce précepte. L’avenir de l’agriculture passe par le développement des circuits courts pour leurs avantages, socio-économiques d’une part, et écologiques d’autre part. Nous militons ainsi pour la mise en place par l’Etat d’outils fiscaux encourageant la consommation de produits issus des circuits courts. Il est essentiel que les collectivités locales donnent l’exemple, en soutenant financièrement les initiatives des producteurs souhaitant commercialiser directement leurs productions, et via les restaurants collectifs dont elles ont la responsabilité : le code des marchés publics doit être révisé en ce sens.

Nous proposons la transition vers plus d’agriculture biologique (avec une interdiction de l’utilisation d’intrants artificiels), afin de protéger les sols, d’utiliser de façon raisonnée et raisonnable l’eau, et de créer de nombreux emplois agricoles. Nous devons favoriser les circuits courts par la mise à disposition à proximité des villes de terres agricoles, notamment pour les AMAP. Les révisions des PLU et des SCOT doivent permettres de protéger ces terres contre l’étalement urbain.

Nous en appelons par ailleurs au retour du modèle coopératif, dans sa définition initiale : un groupement local de producteurs, servant les intérêts de ces derniers, en lien direct avec leurs contraintes et leurs exigences. De nouveaux groupements doivent voir donc voir le jour, sur la base de chartes de qualité, et en visant trois objectifs majeurs : l’établissement du rapport de force face aux transformateurs et distributeurs avec à la clé la fin de la systématisation de la contractualisation, la baisse des coûts de production par la mutualisation des outils, et l’assurance de revenus réguliers pour les exploitants.

La réforme de la PAC sera essentielle pour l’avenir de l’agriculture française. Elle fixera, par ses grandes priorités, le modèle européen pour les années à venir, et sera donc l’un des enjeux essentiels de l’année 2013. La piste coopérative, articulée au développement des circuits courts, permet la mutation de notre agriculture vers plus de justice sociale et de respect de l’environnement, tout en visant l’autosuffisance alimentaire régionale et le renouveau de notre modèle exportateur.