Les Jeunes ne paieront pas la crise ! Le 15 octobre, journée internationale des Indignés

Les Indignés espagnols. Source : www.jeunes-socialistes.fr

Les Jeunes Socialistes de Gironde seront samedi 15 octobre à 11h30 place Jean Moulin à Bordeaux, aux côtés de nombreuses organisations de jeunes pour répondre à l’appel des Indignés espagnols.

Alors que la crise actuelle a pour origine l’attitude irresponsable du monde de la finance et un modèle néolibéral basé sur la consommation à outrance, les gouvernements européens enfoncent le clou en mettant en place des politiques d’austérité dont les jeunes font les frais en première ligne.

Alors que nous avons besoin de nouvelles solidarités entre les peuples, de services publics qui protègent et de politiques de relance ambitieuses, nos gouvernements ignorent le cri des jeunes et n’écoutent que les agences de notation.

Alors que nous voulons une Europe sociale, solidaire et politique, les gouvernements européens, appuyés par le Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale, imposent des politiques qui asphyxient l’ensemble de la société et installent durablement le chômage de masse et la précarité.

Règle d’or, réduction des dépenses publiques, gel et baisse des salaires, augmentation des taxations les plus injustes (TVA), absence de politique de l’emploi sont en train de faire des jeunes une génération sacrifiée que nous refusons d’incarner.

A ces politiques injustes et inefficaces nous opposons des solutions qui existent :

  • le parcours d’autonomie, pour permettre à chaque jeune de bénéficier d’une formation et construire un avenir pour la France
  • la création de 200 000 emplois verts d’avenir pour les jeunes qui relanceront la croissance
  • une politique ambitieuse de réindustrialisation de l’Europe
  • mettre fin à la concurrence déloyale des pays ne respectant pas certaines normes environnementales et sociales en leur imposant une taxe spécifique
  • taxer les revenus du patrimoine et du capital au moins autant que ceux du travail
  • investir dans les services publics pour garantir l’égalité de tous

L’Union pour la Méditerranée: tirons les conséquences d’un échec !

Résolution des Jeunes Socialistes votées lors du Conseil National du 12 mars 2011

Les récents soulèvements qui secouent le pourtour méditerranéen marquent une formidable volonté populaire d’en finir avec des régimes corrompus, malmenant les libertés publiques et affamant les populations. Si ces mouvements, que nous ne pouvons que saluer et encourager, marquent l’aspiration des peuples à l’émancipation sociale et démocratique, ils n’ont cependant pas trouvés de débouchées politique. A cela s’ajoute le manque de cohérence et de crédibilité de la France sur la question. Lire la suite

Instituons une procédure de class action au niveau européen!

Résolution des Jeunes Socialistes votées lors du Conseil National du 12 mars 2011

La “class action” est le terme anglais pour désigner des actions de groupes en justice. Par ce moyen légal (aux États-Unis, au Canada, au Portugal…), les consommateurs ont là-bas et auraient ici la possibilité de se retourner collectivement contre une entreprise et ses pratiques abusives sur certains marchés. Si celle-ci était condamnée, elle devrait alors indemniser chaque consommateur concerné. Lire la suite

Notre santé en danger

ministre de la santéJournée nationale d’action le Samedi 2 avril 2011 à BORDEAUX, Manifestation à 14h30 Place de la République

La santé de chacune et chacun passe par un service public de santé et des soins de qualité et de proximité avec des personnels en nombre et formés.

Arrêtons la casse de la santé !

Après des années d’une politique de réduction des moyens et de réformes successives, la mise en place par la loi Hôpital Patients Santé Territoires (loi BACHELOT) des Agences Régionales de Santé (ARS) accélère la privatisation de notre système de santé.

Pour le service public, cela se traduit par des fermetures de services, fusions d’hôpitaux et réductions de personnels… Cela aboutit à de véritables déserts médicaux, dans les secteurs urbains comme à la campagne. La permanence des soins est menacée. Pour les malades et leurs proches, les distances augmentent, avec tous les risques et les coûts supplémentaires que cela comporte.

Les directeurs des ARS, nommés par le gouvernement, sont des superpréfets sanitaires régionaux. Ils détiennent tous les pouvoirs pour organiser la santé dans son ensemble, en appliquant les directives gouvernementales. La représentation des usager(e)s, des salarié(e)s, des personnels et des élu(e)s est réduite. Planifiant la désorganisation et la réduction des soins publics, les ARS favorisent le transfert vers le privé lucratif des soins les plus rentables, pour le plus grand profit des groupes financiers de la santé et de leurs actionnaires. Le nombre de centres de santé, de services de PMI diminue, la médecine scolaire est en voie de disparition, la médecine du travail risque d’être totalement sous le contrôle du patronat.

Les maternités de proximité ferment les unes après les autres et sont remplacées par des usines à bébés.

Pour les IVG, les objectifs sont aussi de concentrer leurs pratiques dans quelques centres et d’en fermer beaucoup d’autres. La psychiatrie peu à peu privée de ses moyens de soin devient un instrument de contrôle social s’appuyant sur le tout sécuritaire.
La sécurité sociale financée par les cotisations en fonction des revenus doit permettre à chacun de bénéficier des soins selon ses besoins : c’est un principe solidaire. Lire la suite

Cinq ans…

résolution adoptée au Conseil National de novembre 2010

Il y a cinq ans, le 27 octobre 2005, la mort de Zyed et Bouna, deux jeunes adolescents de Clichy-sous-Bois, mettait le feu à la poudrière des banlieues. S’en suivaient trois semaines d’émeutes à travers la France. Une France qui ne fait jamais parler d’elle, d’ordinaire soigneusement cachée derrière les barres HLM. Une France reléguée aux bans de la République, où elle est retournée depuis, impérialement ignorée des politiques nationales.

Dans ces territoires, la fracture est multiple. Services publics absents, quartiers enclavés par des réseaux de transports abscons, sous-activité économique et chômage chroniques, discriminations et stigmatisations permanentes, problèmes de délinquance irrésolus… Des décennies d’abandon ont engendré une cassure presque irrémédiable entre ses habitants et l’autorité publique. Les acteurs de terrain, comme les collectivités locales, étranglées financièrement, et les fonctionnaires, sous-dotés et sans soutien, ne peuvent pallier seuls l’absence coupable d’une politique nationale. Ces territoires sont abandonnés par la droite. Le président Sarkozy ne se déplace que rarement dans les quartiers. L’ex-secrétaire d’État Amara ne sait qui de Borloo ou du « bourgeois de la Sarthe » fera le meilleur porte-parole des sans-voix ? Mais toute la majorité actuelle méprise ces quartiers ! Des quartiers métissés, où la souffrance sociale côtoie l’envie furieuse d’en découdre, de faire mentir certaines des sorties des Finkielkraut et autres Zemmour. Dans ces quartiers résident la jeunesse et la diversité sur laquelle doit s’appuyer le pays pour sortir de la crise. Les banlieues, qui ne sont pas condamnées à l’oubli et au déclassement, ont besoin de soutien et de reconnaissance, et cela passe par des mesures énergiques.

Un plan massif de désenclavement des quartiers, les reliant économiquement et culturellement aux agglomérations proches. L’implantation d’une éducation publique conquérante, dotée de moyens bien supérieurs, s’adaptant aux difficultés des élèves, et s’ouvrant à la communauté citoyenne. Le soutien à un réseau associatif, notamment par l’appui de jeunes en service civique permettant la mixité sociale. Une rénovation urbaine installant des services publics et à des commerces de proximité. Une présence policière permanente, loin des déferlements temporaires de CRS, travaillant avec la population pour le bien-être des quartiers. Une démocratie épanouie, par une décentralisation efficace et un soutien pérenne de l’État. Loin des discours de matamores, les banlieues ont besoin d’actes, la meilleure des réponses au malaise qui s’est exprimé il y a cinq ans.