La “non-campagne” du candidat Darcos


Le candidat Darcos annonce qu’il compte faire une « campagne éclair », et il tient cette promesse… C’est réellement une campagne éclair, très éclair. Ouverture de la permanence de campagne mi Janvier, publication (enfin) des listes UMP le 30 Janvier, premier grand meeting début février pour des élections dont le premier tour se tiendra le 14 Mars…

La campagne ne va donc certainement pas porter sur l’échange avec le citoyen, dans le format, ce n’est pas possible. C’est dans un « Marathon » que le Ministre du travail va se lancer, il sera présent en Aquitaine du Jeudi au Lundi. Discours de la méthode par Xavier Darcos, il faut savoir se montrer partout, dialoguer nulle part et proposer un programme déconnecté de la réalité des enjeux locaux. Une méthode qui aurait montré son efficacité à Périgueux? Il semble que non! Pour des élections locales, il faudrait donc être présent sur le terrain au contact des réalités? Surprenant! Mais surtout gênant pour le candidat Darcos qui reconnaît lui même qu’il ne brille pas par sa présence au conseil régional, « C’est vrai qu’à partir du moment où j’ai été nommé ministre de l’éducation nationale, cela a été plus compliqué. »

Aujourd’hui, Ministre du travail, il va devoir traiter en parallèle de la campagne la délicate question des retraites, ce qui n’est pas sans causer des difficultés. Mais un enjeu aussi important que la question des retraites devrait mobiliser un ministre à plein temps ! Problématique, lorsqu’on est candidat pour des élections aussi importantes que les régionales… Un débat national porté par ce ministre ne risque-t-il pas de détourner les débats des véritables enjeux locaux de ces élections ?

Mais cette nationalisation des enjeux n’est pas seulement le fait du candidat Darcos, c’est aussi le fait de son gouvernement, de son parti, l’UMP, comme en témoigne le débat sur l’identité nationale lancée en parallèle de la campagne et qui vise à faire ressortir une fois encore les démons de l’insécurité, la peur de l’immigration. C’est le jeu du populisme et du nationalisme que l’UMP a choisi.

Le MJS Gironde s’engage donc à être vigilant quand à la teneur des débats. Nous réclamons une campagne portant sur les enjeux Aquitains, une campagne honnête tournée vers l’échange, le dialogue, la compréhension et affirmant les valeurs républicaines. Nous exigeons un débat pour le citoyen et dans le respect de celui ci.

C’est pourquoi nous défendons aux côtés d’Alain Rousset et de la liste Socialiste un programme audacieux, innovant, solidaire, écologique, un programme conscient des enjeux locaux. Nous défendons avec Alain Rousset un programme basé sur un bilan positif, en cohérence avec l’action politique menée jusqu’alors et qui veut et peut aller encore plus loin.

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