à la pêche aux électeurs


SudOuest 15/01/2010, Auteur : david patsouris
d.patsouris@sudouest.com
Le Mouvement des jeunes socialistes était samedi sur le marché pour distribuer des tracts et inciter à voter Rousset dès le premier tour.

Que la politique est donc compliquée en France ! C’est qu’on a bien du mal à s’y retrouver entre toutes ces élections, tous ces Conseils régionaux et généraux ! Il suffit de faire quelques pas avec les militants du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) sur le marché de la Teste-de-Buch ce samedi matin pour s’en rendre très vite compte…

Ils sont six ou sept les bras chargés de tracts et d’imprimés. Il fait beau, mais froid : le soleil ressemble à une boule glacée jaune et blanche dans le ciel bleu. Les gants sont interdits : comment tirer un tract de la pile avec des gants ?

Tracter pour les élections régionales n’a rien de simple. Et ces jeunes militants s’en rendent vite compte. Nous voilà à la terrasse du café du marché.

Et le nucléaire alors ?

Le dialogue s’engage avec deux jeunes qui apostrophent les jeunes socialistes sur le nucléaire et sur ce que fait la Région à ce niveau : «- Mais Blaye, la centrale, c’est bien en Aquitaine quand même !

– Oui, mais l’énergie n’est pas une compétence de la Région ! »

Pas facile donc… Gauthier, 22 ans, secrétaire général des MJS Gironde, raconte à quel point c’est parfois dur la vie de militant : « Les gens sont en effet peu concernées par les élections régionales. Le premier objectif, c’est qu’ils retiennent le nom d’Alain Rousset, et ce n’est pas toujours gagné. » Fabien, 25 ans, au MJS depuis six mois, est bien d’accord : « Les gens ont du mal à décrypter les enjeux de ce scrutin. Alors on essaie d’expliquer sur le marché pourquoi ces élections sont si importantes, mais c’est très compliqué. Faire comprendre de quoi la Région est responsable, exposer le bon bilan d’Alain Rousset parce la population ne connaît pas bien les compétences du Conseil régional… »

Pas d’anti-sarkozysme ?

Alors comment faire ? Chacun a sa technique. Prenez Stéphane, 23 ans et au MJS depuis un an, il fait comme ça : « D’abord, je me concentre sur le nom d’Alain Rousset. Que les gens le retiennent. Ensuite, je parle du bilan en citant des exemples concrets. Pour les jeunes, je parle du festival des lycéens créé par la Région, et de tout ce que le Conseil régional a fait pour le logement étudiant. Mais même comme ça, ça peut leur paraître parfois un peu lointain. »

Et donc pas d’anti-sarkozysme systématique sur le marché : « Non, et c’est nouveau c’est vrai, répond Magali Tissier, 34e sur la liste d’Alain Rousset en Gironde (et donc sûre et certaine de ne pas être élue). Par le passé, les MJS tapaient beaucoup sur l’adversaire. Pas là. Alain Rousset a un tel bilan qu’il n’est pas nécessaire de perdre notre temps à critiquer le camp adverse. Nous sommes les sortants. »

Reste qu’ils n’oublient pas quand même de parler de Xavier Darcos comme « d’un candidat invisible », dans la campagne comme lors des sessions du Conseil régional.

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