Bordeaux: ville test pour les salles de consommation de drogues


Bordeaux est l’une des 4 villes test en France prête à expérimenter des salles de consommation de drogues fin 2012.  Les Jeunes socialistes de la Gironde se félicitent des intentions du gouvernement de Jean-Marc Ayrault de lutte contre l’usage des produits stupéfiants. 

La France reste l’un des pays les plus réactionnaires d’Europe en terme de politique de lutte contre les produits stupéfiants. Jusqu’à présent, les politiques menées avaient pour seul objectif la culpabilisation et la répression des usagers de drogues. Mais une politique répressive ne peux qu’être contre-productive : absence d’accompagnement des personnes toxicomanes, isolement social et sanitaire, exclusion de tous les dispositifs d’aide sociale…

Les salles de consommation de drogues constituent de vrais relais entre usagers, professionnels médicaux et travailleurs sociaux. Outre le fait que ces salles disposent de matériel stérile à usage unique limitant le risque de transmission de maladies, elles sont pour les toxicomanes un lieux d’écoute et d’échange, un espace d’accueil et de conseil, qui renoue le dialogue trop souvent rompu.

L’information et la prévention sont des éléments centraux sinon nécessaires à une politique efficace de santé publique. L’isolement favorise la consommation de drogues et crée un cercle vicieux qui pousse l’usager à consommer toujours plus.

Il existe plus d’une centaine de structures de ce type dans le monde. En Europe, des pays comme l’Allemagne, l’Espagne, le Luxembourg ou encore les Pays-Bas ont compris depuis de nombreuses années l’efficacité d’une telle mesure.

Elles ont permis non seulement de renouer un lien social avec le malade mais surtout de faire baisser significativement le nombre d’overdoses, d’infections, de septicémies, de surdoses…) ainsi que le taux de prévalence du VIH chez les usagers.

60% des usagers de drogues injectables sont contaminés par les hépatites B ou C,  entraînant la mort de plus de 4000 personnes en France chaque année (Evolution de la consommation de substances psychoactives chez les 18-44 ans de 1992 à 2010 © OFDT). Un tiers des personnes contaminées par ces hépatites ne sont pas diagnostiquées.

À terme, une telle politique de prévention constitue un réel outil pour une baisse de la consommation de stupéfiants dans notre pays. On ne peut accepter qu’il existe en Gironde des lieux de consommations privilégiés de crack et d’héroïne connus de tous et laissés sans accompagnement médical et associatif. Il s’agit de refuser l’hypocrisie passée et d’accepter d’être confronté à un problème social urgent pour le traiter en conséquence.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes a toujours été au cotés des associations qui luttent pour une politique de réduction des risques, et tient à affirmer son soutien à l’association La Case qui intervient auprès des toxicomanes et qui travaille sur ce projet  depuis plusieurs années.

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