Concours Mini-miss à Mios : après les femmes-objet, les filles-objet


Les Jeunes Socialistes de la Gironde interpellent le Maire de Mios et lui demandent d’interdire le concours de « Mini-miss » du 1er juin prochain à Mios, qu’il soutient actuellement. Ces concours favorisent les représentations sexistes et les stéréotypes de genre, en plus de nuire à la construction mentale des jeunes femmes.

Cette série de publicité avait créé la polémique en 2011 et alerté sur l'hypersexualisation des enfants dans la société de consommation, notamment des petites filles dans la publicité.

Le concours des Mini-miss à Mios organisé le 1er juin prochain par l’association Roses des Sables se propose de départager « des candidatures de petites filles et de jeunes filles toutes plus jolies les unes que les autres ». [1]

L’année dernière déjà, une « Mini-Miss Haute Gironde » avait été élue à Saint Martin Marcaussade en février 2011, avec la participation des élus du territoire[2]. En octobre dernier, un article de Sud Ouest relatait la participation de fillettes du département au concours de Miss France 2012[3]. Les sites promouvant cette compétition entre petites filles sont en pleine expansion. Les Jeunes Socialistes de la Gironde interpellent le Maire de Mios, François CAZIS, et lui demandent solennellement d’interdire cette manifestation au lieu de la promouvoir, comme cela avait été fait à Auch en 2011. [4]

 Ces concours participent activement à l’hypersexualisation des fillettes. Après la femme-objet, on a maintenant la fille-objet. Cette hypersexualisation s’étend à un nombre de domaines croissant : publicité, objets de consommation, mais aussi événementiel. « C’est à la fois un produit de la société de consommation qui se fonde sur le paraître et la possession, y compris des corps, mais aussi du sexisme ordinaire selon lequel les femmes sont avant tout jugées sur leur capacité à plaire, et mises en compétition entre elles » déplore Laura Slimani, Animatrice Fédérale des Jeunes Socialistes de la Gironde.

Un rapport remis l’année dernière par Chantal Jouanno ainsi que le Conseil d’Analyse Stratégique à la Ministre de la Santé d’alors, Roselyne Bachelot, sur la question de l’hypersexualisation des enfants, préconise en effet l’interdiction de ces manifestations, car elles nuisent à la construction mentale et sociale des jeunes femmes. [5]

En outre, et c’est peut-être le plus important, ces compétitions favorisent la reproduction, voire l’aggravation, des stéréotypes et des inégalités de genres, à la fois chez les hommes et les femmes.


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[1] http://rosescie.trophee-roses-des-sables.org/

[2] http://www.sudouest.fr/2011/02/07/mini-miss-comme-les-grandes-ou-presque-311890-3227.php

[3] http://www.sudouest.fr/2011/10/20/elles-veulent-devenir-mini-miss-531556-2733.php#xtor=RSS-10521769

[4] http://www.sudouest.fr/2012/01/10/concours-des-mini-miss-le-proces-tant-attendu-600610-634.php

[5] http://www.social-sante.gouv.fr/actualite-presse,42/communiques,95/le-rapport-sur-l,14559.html

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