Culture et sports à Bordeaux : le rendez-vous manqué


«Une ville sans vie nocturne n’est plus une ville»

«Pour une plus grands souplesse de la législation pour ne pas nuire à la vie nocturne tout en respectant tout un chacun»

«Oui à une ville qui accepte d’évoluer avec son temps, plutôt que de se repose sur ses lauriers poussiéreux !»

Voici les commentaires postés sur la pétition et le groupe facebook lancé en janvier dernier par les Jeunes Socialistes de la Gironde. Le cadre de vie préoccupe la jeunesse qui nous l’a prouvé en adhérant en masse en quelques jours sur notre groupe « Bordeaux la nuit, pour une ville vivante et innovante ! ». Réagir à la politique de guerre à la jeunesse lancée par le maire de Bordeaux, aux descentes dans les afters, à la stigmatisation d’une jeunesse bruyante et dépravée, et plus largement au vide de la vie nocturne bordelaise, telle est encore et toujours notre intention.

La politique culturelle est le fruit de deux mouvements. D’une part l’action des associations, d’autre part l’initiative des collectivités territoriales telles que les nuits blanches à Paris ou la nuit des musées. La ville de Bordeaux semble négliger ces deux aspects à la fois. Des 62 millions d’euros accordés à la politique culturelle en 2010 par la mairie, les ¾ vont à l’opéra de Bordeaux, ne laissant qu’un reliquat aux associations et autres événements culturels de la ville. Bordeaux aurait-t-elle manqué son rendez-vous avec la culture ?

Bordeaux subit la distance qui sépare les politiques culturelles officielles de la ville, et le monde culturelle et associatif « underground ». Quand certaines associations ont pignon sur rue, la grande majorité manque de financements, mais surtout d’accompagnement et de partenariat. Les événements organisés à Bordeaux visent constamment le grandiose, le sublime, le rayonnement international de la ville. M. Juppé semble confondre la culture et la communication. Evento, le carnaval des deux rives, la fête du fleuve existent, mais la ville semble oublier le promouvoir également des petits événements, festivals, manifestations qui contribuent eux-aussi à la vie d’une ville.

Les acteurs du monde associatif bordelais dénoncent le déficit d’information pour les jeunes sur les événements organisés dans la ville. Un point unique d’information sur la vie culturelle et associative bordelaise doit être créé ! Les partenariats entre associations ou entre associations et collectivités ne sont que trop rares. Et un réel problème générationnel se fait jour entre ces mêmes acteurs sur les modes de développement des politiques culturelles et sportives de la ville. Les associations expriment un réel besoin de mise en réseau, rôle que les maisons de quartiers ne semblent pas jouer.

Alors, la culture est en berne à Bordeaux, mais pas seulement ! Le sport bordelais n’a pas plus fière allure.

La ville fait encore face à un cruel manque d’équipements sportifs. Une seule salle de sport a été construite à Bordeaux depuis 1995, le grand stade en projet ne sera pas ouvert aux associations bordelaises. Les piscines sont bondées, quand elles ne sont pas fermées au public. Au-delà de ce triste constat, le sport en libre service ne doit pas devenir une fin en soit s’il n’est pas encadré par les professionnels ou des associations. Il ne fait que reproduire les inégalités entre ceux qui ont appris et ceux qui sont condamnés à apprendre par eux-mêmes. Les associations sportives bordelaises n’ont pas accès à ces équipements pour dispenser des cours d’initiation et encadrer les pratiques sportives. Elles ne sont pas intégrées à la vie des quais de la ville et de ses équipements sportifs.

Les Jeunes Socialistes de la Gironde dénoncent le manque de possibilités de partenariats entre les associations à Bordeaux, dénoncent la pression organisée par la mairie sur les boîtes de nuit et les contrôles de police à leurs sorties, dénoncent la fermeture de bars et centres culturels associatifs sur demande de certains élus municipaux.

Si la mairie a préféré investir dans des caméras de vidéosurveillance pour contrôler les abords des boîtes, les Jeunes Socialistes de la Gironde demandent au maire d’investir en priorité dans les politiques de prévention et d’éducation à la citoyenneté en embauchant des éducateurs de rue travaillant aux abords de lieux de vie nocturne.

Les Jeunes Socialistes de la Gironde proposent la création d’un moteur de recherche commun à tous les événements bordelais, classés par quartier et par activité, pour rendre la vie culturelle et sportive bordelaise plus lisible.

Les Jeunes Socialistes de la Gironde réclament un plus grand soutien de la mairie à toutes les associations dans leur ensemble, et non aux seules plus grosses associations de la ville.

Les Jeunes Socialistes de la Gironde espèrent un jour voir Bordeaux animée la nuit, par des concerts en plein air l’été, par des festivals de rue, par des événements associatifs qui seraient enfin soutenus par la municipalité. Ils demandent donc au maire de populariser les animations de rue, d’ouvrir les quais de la Garonne aux événements associatifs qui contribuent à animer une ville de jour comme de nuit.

En effet, le maire semble oublier ici, que l’espace public appartient à tous, et qu’une ville vivante et innovante ne saurait se construire sans les acteurs locaux. Voilà bien une chose que le maire de Bordeaux oublie depuis des années…

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