Du scandale de la publicité dans l’espace public bordelais


Photo lesplatsdepat.canalblog.com

Les Jeunes Socialistes girondins dénoncent la monopolisation de l’espace public par la publicité qu’autorise la mairie de Bordeaux. Dernier exemple en date : la tente géante « Barilla » place de la Victoire. Ils réclament un espace public citoyen et une véritable politique culturelle de la ville.

Les Jeunes Socialistes de Gironde dénoncent l’omniprésence de la publicité dans les espaces publics bordelais. Dernier monument publicitaire en date ? La tente géante du groupe « Barilla », qui occupe actuellement l’intégralité de la place de la Victoire alors que la mairie avait refusé à la caravane des primaires citoyennes de s’y installer une journée en août dernier !

 

Il est scandaleux qu’une mairie, garante de l’espace public de sa ville, autorise un tel étalage promotionnel en plein cœur de la cité. Cette attitude montre que les élus de la majorité autour d’Alain Juppé portent une conception marchande de l’espace public qu’ils louent à de grands groupes publicitaires. Ils soutiennent ainsi la société de l’ultra-consommation et du marché roi. L’omniprésence de la publicité est loin d’être anodine : elle participe à l’individualisme croissant dans la société en soumettant l’esprit critique des personnes, et en organisant une société du paraitre et de la superficialité.

Les Jeunes Socialistes défendent, eux, une conception citoyenne de l’espace public, qui doit être un lieu de rencontres, de culture et de lien social permettant l’expression associative, syndicale et politique. Ils proposent d’encadrer drastiquement la publicité, par une taxation importante de ses activités, une limitation de la taille des panneaux et un moratoire des collectivités territoriales sur la publicité dans l’espace public.

Les Jeunes Socialistes girondins réclament également une véritable politique culturelle de la ville, qui ne se fasse pas sur de grands événements de communication mais en donnant la possibilité à toutes les associations culturelles de s’exprimer. Rappelons qu’en 2010, les ¾ des 62 millions d’euros accordés à la politique culturelle vont à l’opéra de Bordeaux, ne laissant que quelques miettes aux petites structures. Ainsi la marie a délégué la politique culturelle à Ricard, Barilla ou encore la Française des Jeux. A quand de vraies manifestations culturelles régulières sur l’espace public ? Il faudrait probablement au maire de Bordeaux une élection de la capital européenne de la culture chaque année pour qu’il se décide à faire un peu de politique culturelle.

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