Egalité: l’école en débat


Mercredi 8 février, Thierry Marchal-Beck, Président des Jeunes Socialistes, et François Dubet, sociologue et professeur à Bordeaux II, avaient accepté l’invitation des Jeunes Socialistes de Gironde pour débattre, de manière croisée, sur les thèmes de l’Ecole et de l’Egalité. Attirés par les têtes d’affiche du débat ou par la thématique, plus de 100 personnes étaient au rendez-vous, parmi lesquels beaucoup de jeunes. Les capacités d’accueil de la salle de l’Athénée Municipal ayant atteint leur limite de saturation, certains ont écouté le débat debout ou assis par terre, mais tous sont restés attentifs jusqu’à la fin.

Le débat était animé par Laura Slimani, Animatrice Fédérale, visiblement impressionnée mais ravie du nombre de jeunes venus y assister : « Ça fait plaisir, de voir autant de têtes inconnues. Si vous rejoignez les Jeunes Socialistes, vous verrez, on réfléchit pas mal, et on agit, beaucoup. » François Dubet, dont l’ouvrage Les Places et les Chances avait été très remarqué chez les Jeunes Socialistes, a d’emblée évité le piège du débat consensuel en commençant par un avertissement : « Cette élection présidentielle présente un piège : croire qu’en défaisant seulement tout ce qu’a fait (ou détruit) Nicolas Sarkozy dans l’Education Nationale, on réduira les inégalités à l’Ecole. Oui, Sarkozy a fait beaucoup de mal à l’école. Mais non, le système n’était pas bon avant. » Après cette entrée en matière piquante, François Dubet a vite retrouvé son ton et son allure de professeur pour expliquer l’un des points fondamentaux de son travail: la différence entre égalité des places et égalité des chances. « Dans ‘égalité des chances’, on dit : ‘tout le monde a les mêmes chances au départ, on donne pareil, à tout le monde, donc ceux qui n’y arrivent pas ne peuvent s’en prendre qu’à eux mêmes ! Alors que dans l’égalité des places, on réduit les marches de l’échelle sociale. C’est à dire que l’envie qui dominera ne sera pas celle de doubler ou d’être le meilleur, mais simplement d’avoir une condition sociale acceptable et respectée par tous ». Tout aussi exigeant, Thierry Marchal-Beck a su enrichir le débat par des constats et des affirmations fortes: « la France est le pays en Europe où le niveau social détermine le plus la réussite scolaire et le niveau d’étude, et où le diplôme et le niveau d’étude détermine le plus le métier et la condition sociale des gens. En gros, à 12 ans, votre avenir est déterminé, et vous n’avez plus le choix de votre orientation. » Ce système cloisonné et élitiste, divisé entre grandes écoles et universités publiques, est à l’origine de la monopolisation par une oligarchie de l’ensemble des postes de pouvoirs dans le pays. L’occasion de revenir sur notre proposition de fusion des grandes écoles et des universités

Bilan de la soirée : un bouillonnement intellectuel qui aura apporté à chacun des clés d’analyse et de compréhension du système scolaire français et des discussions prolongées entre lycéens, étudiants et jeunes actifs sur la fusion des grandes écoles et des universités, le système d’orientation ou le parcours d’autonomie…

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