Le 2 mars 2011, deuxième mercredi féministe campus à Pessac !


Les Jeunes Socialistes de Gironde vous annoncent la tenue des seconds Mercredis Féministes Campus, organisés avec le collectif bordelais pour le droit des femmes et la médecine préventive inter-universitaire. Après le franc succès de la soirée du 2 février, celle-ci aura lieu le mercredi

2 mars sur le thème des genres, une occasion pour les Jeunes Socialistes de Gironde de réitérer leur engagement pour atteindre l’égalité réelle entre femmes et hommes.

On a beau les nier ou ne pas les remarquer, notre société produit et reflète des inégalités entre les hommes et les femmes. Elle leur assigne les rôles qu’ils et elles sont censé-es jouer dans la famille, à l’école, dans le couple et dans la vie professionnelle. En 1949, Simone de Beauvoir écrivait : ”On ne naît pas femme, on le devient’‘. Elle démontrait dans Le Deuxième Sexe par quel processus les femmes étaient cantonnées à des rôles sociaux secondaires à tous niveaux. Aujourd’hui, ces mécanismes existent toujours : les parents offrent une voiture ou une moto à un garçon, et une poupée ou une cuisinette à une fille, la publicité place les femmes dans des rôles de ménagères et les hommes dans ceux de scientifiques, les filles sont moins encouragées à participer à l’école que les garçons, etc. En conséquence l’Assemblée Nationale ne compte actuellement même pas 20% de femmes, elles sont payées 20% de moins que les hommes à qualification égale, et occupent la quasi totalité des emplois à temps partiel. L’égalité de fait entre hommes et femmes n’est donc pas atteinte, et c’est pour cela que les Mercredis Féministes Campus se pencheront le 2 mars sur la question de la construction du genre avec Edith Maruéjouls, doctorante en géographie à l’Université de Bordeaux 2: comment devient-on une femme, un homme, et en quoi nos rôles sont-ils conditionnés en fonction de notre sexe ?

Yves Raibaud, maître de conférence à l’IUT de Bordeaux 2 se posera, lui, une autre question : le féminisme est-il une affaire de mec? Dire que l’on est féministe est couramment vu comme ringard, passé de mode et inutile. On a également beaucoup reproché aux féministes d’hier et d’aujourd’hui d’être exclusives, de vouloir atteindre l’égalité au détriment des hommes et en les excluant. Manifestations et réunions non mixtes créent la controverse et nourrissent un sentiment de défiance envers les organisations féministes. Cependant, c’est la non mixité des mouvements qui leur a permis, dans les années 1960 et 1970 de libérer la parole des femmes, c’est grâce à elle que les femmes ont pu s’émanciper. Le féminisme peut-il alors être ouvert aux hommes ? Comment les hommes vivent-ils le combat des femmes pour leurs droits et leur liberté ?

C’est en posant ces questions que nous pourrons avancer sur l’égalité réelle homme – femme. Comprendre les mécanismes qui amènent aux inégalités nous donnent les outils pour mieux les combattre, tant au niveau personnel que politique.

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