Le logement social, grand absent du projet Euratlantique


Alors que les derniers arbitrages dans le cadre du projet Euratlantique sont en cours de négociation, les Jeunes Socialistes de Gironde attirent l’attention sur les insuffisances du projet en matière sociale.

Euratlantique se veut être un projet de modernisation de l’espace urbain, pourtant dans sa configuration actuelle, le projet délaisse le « vivre ensemble » et les équipements de proximité, et favorise une réorganisation duale du tissu urbain où les plus pauvres sont excentrés à la périphérie de la CUB. Les Jeunes Socialistes s’interrogent donc sur cette vision de la « modernité ».

La ville de Bordeaux était déjà tristement célèbre pour sa faible dotation en logements sociaux (15,1%). Elle profite d’Euratlantique pour prolonger sa politique d’éviction des classes populaires hors de ses frontières en faisant le choix en matière de logement social des PLS (Prêt Locatif Social) et PLUS (Prêt Locatif à Usage Social) au détriment du Prêt Locatif Aidé d’Intégration (PLAI). Les PLUS-PLS sont une nouvelle version des logements sociaux instaurée par C. Boutin et permettent aux mairies dérogeant à la loi SRU de créer des logements sociaux pour classes moyennes. De cette façon, Euratlantique est l’occasion pour la mairie de Bordeaux de gonfler son pourcentage de logement social tout en évinçant de la ville les classes les plus défavorisées.

Les Jeunes Socialistes de Gironde dénoncent donc l’état actuel du projet de quartier d’affaire autour de la Gare Saint Jean de Bordeaux, qui favorise une vision strictement économique de la ville, au détriment d’un véritable projet urbain social. Une politique de la ville aboutie et durable doit prendre en compte les aspects sociaux des projets d’urbanisme, au premier rang desquels la question du logement social et des équipements de proximité.

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