Le MJS signataire de l’appel unitaire “Halte à la casse de l’enseignement !”


Les différentes réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche transforment notre université en profondeur dans une logique de mise en concurrence, de" privatisation et de professionnalisation de l’enseignement. 

La LRU qui confère une indépendance de gestion  financière aux établissements et choisit la voie du financement privé (fondation, nombre accru de personnalité extérieures dans les conseils…);
Le Plan Campus, actuellement en cours d’application, met en place des pôles d’excellence en mettant en concurrence les établissements entre eux et qui accentue les" inégalités entre régions, universités et étudiants.
Le projet de Plan Lambert qui envisage de conférer une indépendance de gestion et de financements aux CROUS et qui accentue les inégalités entre étudiants pour l’accès aux aides sociales ;
La casse de la Recherche qui passe par le démantèlement du CNRS et la précarisation du statut d’enseignant-chercheur (LRU et projet de décret) et transfère les budgets de la recherche publique aux entreprises privées ;
Le plan licence qui professionnalise l’enseignement et accentue le morcellement des connaissances en réduisant le contenu fondamental enseigné et en favorisant la formation au fonctionnement de l’entreprise, sous prétexte d’une volonté de réduire l’échec en licence ;
La réforme de l’IUFM, transformé en master d’enseignement, met fin au cadre national des concours, et envisage à terme leur disparition. Les conséquences seront le précarisation et la contractualisation accrue du métier d’enseignant, des inégalité dans le recrutement, davantage de sélection via l’entrée en master, un allongement de la formation combinée à une dégradation de la qualité de celle-ci (on passe d’un stage pratique d’un an rémunéré à un semestre à temps plein non rémunéré) ;
La réforme des lycées accompagne la réforme des IUFM : semestrialisation pour permettre aux stagiaires du master d’enseignement d’assurer les cours gratuitement, suppression et optionalisation  de filières qui met en place des cours à la carte sans s’assurer de l’acquis des fondamentaux (fin du cadre national du diplôme) et financement des établissement par le secteur privé.
Partout en Europe des réformes identiques sont mises en place à travers la Stratégie de Lisbonne qui coordonne au niveau européen la refonte du système éducatif.
Cette casse globale des services publics est appliquée dans tous les secteurs : énergie (EDF, GDF), communications (France Telecom, La Poste), transports (SNCF, RATP, Ports Autonomes)…
Etudiants et personnels de l’Université, participons aux prochaines Assemblées Générales, afin de nous informer mutuellement, de débattre tous ensemble des coups portées à l’éducation et à l’enseignement public, de réfléchir à nos besoins, nos attentes en matière d’enseignement.
Organisons-nous et mobilisons-nous pour une Université publique, gratuite et ouverte à tous et des diplômes de qualité afin de riposter aux attaques suivantes :
– la réforme des IUFM et la "masterisation" du CAPES
– la sélection à la fin de la licence
– la mise en concurrence des universités, notamment via la LRU et le Plan Campus,
qui arrive désormais dans sa mise en place pratique           
– la privatisation rampante du Crous et la suppression de 35.000 boursiers


Les organisations étudiantes soutiennent les appels aux AG :
–       Bordeaux 1 : Mercredi 26
–       Bordeaux 3 : Jeudi 27


Mercredi 26 Novembre : Rassemblement à 13h Place de la République …..

Organisations signataires : CNT FAU, JC, LCR, MJS, NPA, SUD Etudiant, UEC, UNEF

 

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