Mixité, la clef de notre politique de l’habitat


Le logement est devenu un réel problème en France : loyers élevés, prix du marché surévalués, manque de logements sociaux et privés sur le marché, références et garanties des locataires irréalistes, etc.… Ainsi, il y a 3.5 millions de personnes mal-logés et 100 000 SDF en France selon la fondation Abbé Pierre. Nous développerons ici notre vision sur trois points: l’habitat, le problème de l’exclusion et le transport.

L’habitat

Le modèle d’habitation individuel (pavillons – maison) est dépassé car il provoque un étalement des zones urbaines.

L’étalement des villes provoque plusieurs problèmes :
– La diminution de la “campagne” (espaces agricoles – friches – foret, etc.…), ce qui provoque également des nuisances sur la biodiversité. En effet, le parcellement des territoires est un problème et on assiste à une urbanisation massive des campagnes en raison de la raréfaction des logements en zone urbaine et des prix qui y sont inaccessible pour les classes moyennes.
– La concentration des activités tertiaires dans le centre des grandes villes et des zones industrielles et commerciales crée des cités dortoirs où peu de commerces prospères. Des zones urbaines deviennent des zones d’exclusion car les gens qui n’ont pas de transport individuel ne peuvent vivre en zones résidentielles.

Les “tours” ne sont pas non plus un modèle de logement idéal car elle se transforment en ghetto et les grands immeubles dits de “standing” provoquent de l’exclusion sociale.

L’exclusion reste un problème majeur.

Les Sans Domiciles Fixes :

Alors que le nombre de SDF augmente chaque année, Nicolas Sarkozy et le gouvernement de François Fillon ne cessent de faire des promesses. Ainsi, le président de la république a dit durant la campagne électorale de 2007 :

« Je veux si je suis élu président de la République que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid. » « Le droit à l’hébergement, c’est une obligation humaine. Si on n’est plus choqué quand quelqu’un n’a plus un toit lorsqu’il fait froid et qu’il est obligé de dormir dehors, c’est tout l’équilibre de la société, où vous voulez que vos enfants vivent en paix, qui s’en trouvera remis en cause ».

Force est de constater qu’avec un total de 353 sans-abris morts de froid durant l’hiver 2009, les mesures mises en places avec le plan grand froid sont inefficaces car :
– il ne fonctionne pas en continue l’hiver, seulement par intermittence lorsque les températures sont négatives la nuit.
– les mesures prévues (ouverture des centres de jours la nuit, accueil téléphonique au 115 renforcé et le renforcement des équipes mobiles) n’offrent qu’une solution à court terme.

Les familles pauvres et classes moyennes :

L’accès au logement social est quasi-impossible puisque l’on compte 1 logement disponible pour 3 demandes. Les listes d’attente sont longues (plusieurs années sur certaines villes). De plus l’accès au parc privé reste bien souvent inaccessible dans les zones urbaines pour les jeunes travailleurs en raison des salaires faibles et des contrats précaires.

Les dernières mesures permettant l’accès à la propriété sont inefficaces :
– La loi Robien mise en place en 2005 et substituée fin 2008 par la loi Scellier ne profitait pas aux personnes qui achètent leur premier logement car seuls les gens qui investissent dans un bien à louer bénéficiaient de réduction d’impôt. Les jeunes et les classes défavorisées sont donc par principe exclus de ce dispositif.
– La loi Scellier qui remplace la loi Robien n’est qu’une modification technique de celle-ci et n’apporte rien de nouveau pour les populations en manque de logement.
– La loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbains) obligeant certaines communes à construire 20% de logements sociaux n’est pas respectée dans de nombreuses villes car les amandes ne sont pas assez dissuasives ou dans certains cas, elles ne sont tout simplement pas réclamées.

Le transport :

Le transport est également un facteur d’exclusion. Ainsi les français les plus pauvres sont souvent obligés d’habiter loin de leur lieu de travail, car les prix des logements sont plus élevés dans les centres-villes et les logements sociaux sont généralement plus nombreux en périphérie. De plus, le coût des transports individuels ou publics représentait 15.7 % des revenus des ménages en 2006 (source Insee), ce qui reste une charge non négligeable et injustement surtaxée par la TIPP.

Face à ce constat, plusieurs propositions simples peuvent être mises en place autours d’un seul objectif : la mixité
– La mixité de l’habitat : il faut proposer un modèle d’habitation alliant des petits et des grands logements sociaux et privés où la mixité sociale soit prise en compte dès la conception.
– La mixité des activités : favoriser l’implantation de petits commerces et de services dans les villes périphériques afin de créer des emplois locaux et d’éviter leur concentration dans les grands villes.
– La mixité des constructions : les constructions publiques devront êtres conçues sur les bases des normes Haute Qualité Environnementale
– La mixité des espaces : un ratio d’espace vert pourrait être une solution pour rendre la vie urbaine plus agréable (par exemple : pour 10 hectares de construction, 2 devront être des espaces verts)

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