150e anniversaire de la naissance de JAURES


En répondant au nom des Jeunes Socialistes à l’invitation de Michèle Delaunay pour commémorer le 150e anniversaire de la naissance de Jean Jaurès aux côtés des camarades bordelais, je me suis simplement demandé pourquoi voulons-nous aujourd’hui nous retrouver ensemble pour saluer la mémoire de cet homme. Cet homme de rassemblement qui a su faire travailler ensemble toutes les composantes de la famille socialiste. Car, oui cette famille a toujours été multiple et traversée de nombreuses différences !

La première question m’est venue à l’esprit en réécoutant la chanson de Brel, qui demande « Mais pourquoi ont-ils tué Jaurès ? ». Ce qui interpelle n’est pas tant le pourquoi, car il est facile de comprendre que c’est ce qu’il représentait qui était visé dans la période troublée de 1914, mais c’est surtout l’utilisation du pluriel. En effet, Raoul Vilain n’a pas seul assassiné Jaurès ! Ce sont tous les tenants de l’obscurantisme, ceux qui refusaient la laïcité ; ceux qui refusaient l’émergence d’une République moderne, sociale et émancipatrice, marchant sur ses deux jambes, c’est-à-dire l’égalité entre tous les hommes et la justice ; ceux qui n’ont eu de cesse d’opposer les classes entre elles, les peuples entre eux, conduisant au désastre de la Grande Guerre ; ceux sont ces gens-là qui ont assassiné Jaurès !

Pourquoi Jaurès est-il toujours autant présent dans notre conscience collective, dans notre imaginaire commun ? Lui, pourtant simple député de la nation, qui n’a jamais été ministre et dont pourtant le nom résonne avec tant de valeurs et de combats républicains ! Jaurès était, avant toute chose, un professeur de philosophie, un fin pédagogue. C’est lui qui a compris qu’en s’adressant de façon simple à l’intelligence collective de tous les citoyens, et non pas seulement à leurs partisans, les socialistes pouvaient parler à la fois aux ouvriers et aux intellectuels. Et que s’adresser à cette intelligence collective était le moyen d’ancrer le mouvement socialiste dans le réel.

Aussi, en refusant les « huées fanatiques » et les « applaudissement imbéciles » comme il le fait dans son discours à la Jeunesse, Jaurès se place dans la continuité des Lumières et apparaît comme un grand humaniste.

Face à une droite dure, certainement la plus violente que notre pays ait connu depuis la Libération, qui détruit pas à pas tous les acquis sociaux du Front Populaire et du Conseil national de la Résistance, nous devons réaffirmer que le progrès socialiste a encore un rôle à jouer dans la construction de cette République sociale et émancipatrice dont nous rêvons tant !

Restons en colère, soyons audacieux et gardons confiance en la nature de l’homme, car c’est aussi cela le message humaniste de Jaurès, et alors le champ des possibles restera ouvert !

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