La guerre russo-géorgienne et le retour de la crise au Caucase


Image Cela couvait depuis plusieurs années, cela s’est finalement produit en marge des Jeux Olympiques de Pékin pendant l’été 2008.

Depuis 2003 et le passage sous influence américaine des autorités géorgiennes via la Révolution des Roses, les régions séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud accentuaient leur autonomies vis-à-vis de Tbilissi plongeant dans un état de crise, la jeune République de Géorgie.

Bravant à de nombreuses reprises le droit des différentes minorités constituant l’Etat géorgien, le Président Mickeil Saakashvili crut bon de régler une bonne fois pour toute la crise ossète en lançant l’assaut sur Tskhinvali la Capitale de la région séparatiste, dans la nuit du 7 au 8 août 2008. Enième erreur, qui plaça la Fédération de Russie en défenseur du peuple ossète. Les armées préparées de longue date à une intervention en Ossétie du Sud renversèrent les forces géorgiennes. A mesure que les troupes russes avançaient, le Président géorgien s’affaiblissait jusqu’à quémander l’aide outre-atlantique en multipliant les interventions médiatiques sur les chaînes de télévision américaine. Quant à l’Europe, elle fut incapable de présenter un visage uni derrière son Président Nicolas Sarkozy, propulsé par la force des choses à la direction du Conseil Européen, et qui opta une nouvelle fois pour l’isolement et l’hypercommunication au lieu de proposer une résolution concertée du conflit, provenant d’un dialogue abouti avec les différents partenaires de l’Union.

Même s’il n’est pas question d’un retour à la Guerre Froide, qu’il n’y a pas cette opposition bloc contre bloc comme lors de l’époque suivant la Seconde Guerre Mondiale, il est vrai que les récentes révolutions de couleur en Ukraine, en Géorgie, et tentative de révolution en Arménie, toutes encouragées par la diplomatie américaine, ajoutées à la politique extrêmement offensive de la Russie dans la Caucase, notamment via l’arme énergétique font saliver les plus nostalgiques de cette époque. De même, les déclarations du Président Medvedev stigmatisant « l’Occident » et citant « la Guerre Froide » alimentent ces supputations.

Le dernier rebondissement de cette crise fut la reconnaissance de l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie. Depuis l’ouverture de la boîte de Pandore, au Kosovo en février dernier, la Fédération de Russie a eu beau jeu d’agir de la sorte, en reconnaissant la souveraineté de ces Républiques séparatistes. Quoiqu’il en soit le Caucase, porte d’entrée sur le Moyen Orient, frontière de l’Europe et de la Russie est devenue en l’espace d’un été le centre des considérations internationales. La crise du Caucase qui couvait depuis la chute de l’URSS a désormais débuté et tout porte à croire que celle-ci n’est pas prête à s’endiguer.

TU AIMERAS AUSSI

ESPACE DISCUSSION

Centre de préférences de confidentialité

WordPress

Ce sont les cookies générés par notre système de gestion de contenu. Il ne recueille aucune donnée.

90plan, 90planBAK

Statistique

Nous utilisons Google Analytics à des fins analytiques.

_ga, _gat_gtag_UA_104410158_1, _gid

Commentaire