Refusons la régression, pour une réforme progressive des retraites!


Résolution adoptée en conseil national des Jeunes Socialistes les 6 et 7 février 2010


Le gouvernement a annoncé vouloir faire de 2010 l’année des retraites. Après 1993, où le
gouvernement Balladur faisait passer la durée de cotisation des salariés du privé de 37,5 à 40
annuités ; après 2003, quand Fillon organisait la même régression pour le secteur public et en
2007 pour les régimes spéciaux, il y a fort à parier que les propositions du gouvernement iront
cette année à nouveau, dans le sens de l’allongement de la durée de cotisation. S’il est plus
difficile à assumer après la crise financière, l’objectif poursuivi est de démanteler le système de
retraite par répartition afin de favoriser l’émergence des retraites par capitalisation.
Refuser l’allongement de la durée de cotisation
Aujourd’hui les salariés partent en moyenne en retraite à 58,9 ans. L’augmentation de la durée de
cotisation, si elle ne fait pas travailler plus longtemps, à surtout pour effet de diminuer le montant
des pensions, les salariés ne pouvant cotiser le nombre d’annuités nécessaires pour une retraite à
taux plein.

Derrière la question du nombre d’annuités travaillées, c’est aussi la question du partage du travail
qui est posée. Comment défendre aujourd’hui de faire travailler les salariés plus longtemps alors
que notre pays compte 5 millions de personnes privées d’emploi, parmi lesquels le nombre de
séniors est en forte augmentation ? L’allongement de la durée de vie ne saurait justifier
l’allongement de la durée de cotisation ; aussi parce que nous pensons que le travail ne doit pas
occuper toute la vie d’un individu.

Les jeunes socialistes l’affirment, c’est d’abord par la lutte contre le chômage et par une politique
d’emploi volontariste que nous améliorerons le financement du régime de retraite.
Défendre l’augmentation des cotisations
Nicolas Sarkozy et son gouvernement prétendent que c’est pour les générations futures que ces
réformes du système de retraites doivent avoir lieu, afin de préserver le système par répartition.
Mais dans le même temps, la droite fait le choix d’asphyxier le système de retraite, notamment par
le biais des exonérations de cotisations patronales, alors que Le Conseil d’Orientation pour les
Retraites (COR) prévoyait en 2003, la nécessité d’augmenter la part des cotisations de 0,37% pour
que le système de retraites soit viable à l’horizon 2040, sans allonger la durée de cotisation et sans
diminuer le montant des retraites.
La question centrale que pose le débat sur les retraites est donc celle de la répartition des
richesses.

C’est parce que ces contre-réformes se font contre les jeunes, alors même que ce sont les jeunes
d’aujourd’hui qui financeront demain les retraites de leurs ainés, que le Le Mouvement des Jeunes
Socialistes fera entendre sa voix dans ce débat, en affirmant qu’il y a une autre alternative pour les
retraites.

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