Revue de presse: La banlieue s’invite aux présidentielles de 2012_Zaman.com.tr


05/05/2011Souvent reléguée en marge de la vie politique, la question des banlieues refait régulièrement surface. Un colloque organisé par l’association Quartier Sans Cible, en Gironde, a évoqué cette problématique en défendant, comme solutions, le décloisonnement urbain et la lutte contre le chômage.
 
Une liste de propositions sur la question des banlieues a été dressée à l’intention des candidats à l’élection présidentielle de 2012, lors d’un colloque organisé samedi en Gironde par l’association Quartier Sans Cible jugeant ce « thème prioritaire » pour la campagne électorale. « On ne peut pas, comme après les émeutes de 2005, se contenter de remettre le couvercle sur la marmite qui bout, prête à exploser, en attendant qu’elle explose à nouveau » a déclaré le député-maire Noël Mamère qui accueillait cette rencontre dans sa ville de Bègles. Au cours des débats dédiés à Zyed et Bouna, les deux adolescents décédés en 2005 à Clichy-sous-Bois, des jeunes ont parlé de leurs difficultés tandis que des élus locaux, souvent issus de quartiers sensibles, faisaient part de leur expérience.Le « malaise » des jeunes« Pour s’en sortir, il faut refuser de s’inscrire dans le moule qu’on a construit pour les jeunes des banlieues, on a construit des prisons, des foyers, on ne veut de nous que dans certains endroits » a déclaré Daouda Diakaté, un jeune de 27 ans d’origine sénégalaise devenu comédien. Mohamed Amanissi, sportif de haut niveau de 30 ans, a dénoncé le « malaise » des jeunes qui accumulent les contrats précaires quand ils ne sont pas au chômage et se heurtent au refus des banquiers quand ils veulent se lancer. La conseillère régionale PS d’Aquitaine Naïma Charaï a déploré « les préjugés par rapport à cette population » se disant « étonnée » que l’installation de paniers de basket ou les cours de hip hop soient souvent « la seule politique culturelle des banlieues. » « Le plus gros tort de tous les partis politiques, y compris le PS, est de traiter la question des banlieues quand il y a un problème dans les quartiers populaires » a estimé Laurianne Deniaud, présidente du Mouvement des Jeunes socialistes (MJS). Le maire PS de Lormont (Gironde) Jean Touzeau a constaté une « banalisation des discriminations » et estimé qu’on réussira « la mixité » en construisant des logements sociaux en dehors des banlieues pour éviter la formation de ghettos.Mieux former la police

Il y a quatre millions de personnes au plan national qui vivent dans les banlieues » a-t-il souligné. « Il faut s’appuyer sur leurs propositions » conclut-il. « Investir massivement pour casser les ghettos, mixer les populations, régler les problèmes d’emploi, mieux former la police pour s’adresser aux jeunes des banlieues », telles sont quelques-unes des propositions listées sous forme de charte à l’intention des candidats à la présidentielle, tous partis confondus, a déclaré Pascal Dubernet, président de Quartier Sans Cible.

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