Souriez, vous êtes oppressé


Depuis quelques mois, les jeunes Bordelais sont choqués de l’ultra-présence policière dans les rues de la ville. En effet depuis le début du mandat de Nicolas Sarkozy la politique sécuritaire se résume à une politique du chiffre. Ainsi l’action policière  se limite à « faire des IRAS » (Infraction Relevée par l’Action des Services), c’est-à-dire un contrôle qui se conclut par une infraction directement résolue.

Ce que cible principalement Claude Guéant à travers cela ? Les jeunes, de préférence de couleur… D’après le ministère de l’intérieur, les statistiques montrent que le jeune est le plus susceptible d’être un délinquant en puissance. Depuis 10 ans la politique de la droite à donc pour conséquence un nombre incalculable de contrôles au faciès. Cette orientation de l’idéologie droitière baigne dans des présupposés et stéréotypes à caractère xénophobe, devenant humainement scandaleuse.

Les Jeunes Socialistes de Gironde s’indignent des conséquences non négligeables de cette gestion intérieure. La droite divise, clive, oppose, sur la base de différences sociales, d’origine réelle ou supposée, d’origine géographique, et de génération. Les jeunes ont le sentiment d’être oppressés et de vivre dans un Etat policier, alors que le rôle de la police est avant tout de rassurer et de protéger les citoyens, de manière égale.

Les Jeunes Socialistes ne partagent pas cette idée contreproductive qui détruit le lien social et les fondements de notre République. De plus, cette politique est inefficace, puisqu’à force de vouloir faire du chiffre, les atteintes aux personnes ont augmenté de 21% entre 2002 et 2012, les cambriolages ont augmenté de 17% sur la même période. La Cour des Comptes a elle-même fustigé le bilan de Nicolas Sarkozy en la matière et le biais engendré par un « pilotage excessivement statistique » de l’action policière.

François Hollande estime qu’il est irresponsable pour un Président de la République de suivre une politique exclusivement répressive et compte remettre en place la police de proximité qui a été supprimée en 2003 par le ministre de l’intérieur de l’époque Nicolas Sarkozy, et améliorer les moyens humains des forces de polices et leurs conditions de travail.

En outre, les Jeunes Socialistes ont apporté au programme du candidat une proposition pour mettre fin au contrôle au faciès : l’attestation du contrôle d’identité. Celle-ci ouvrira un nouveau droit au citoyen : celui d’attester les raisons du contrôle, et redonnera un caractère exceptionnel à cette pratique arbitraire donc discriminatoire.

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