Agression homophobe au miroir d’eau : les jeunes socialistes interpellent le ministre et maire Alain Juppé

Un jeune homosexuel a douze fois plus de risque de se suicider qu’un jeune hétérosexuel. La raison en est évidente, être homosexuel constitue toujours une insulte dans notre société. Le miroir d’eau a été le théâtre d’une nouvelle agression envers un couple homosexuel. Les Jeunes Socialistes interpellent le ministre Alain Juppé, membre d’un gouvernement inactif sur les questions LGBT.

Le miroir d'eau (photo 33-bordeaux.com)

Les récents dérapages des députés UMP faisant rapprochement entre pédophilie et homosexualité, ou  comparant le mariage homosexuel à celui des animaux, ne sont pas anodins pour des milliers de jeunes. Comment peut-on éviter ces actes homophobes violents quand des élus de la République banalisent l’homophobie ? De surcroît, le refus de la majorité présidentielle d’ouvrir le mariage aux couples de même sexe renforce l’idée qu’un couple homosexuel est un couple de seconde zone.

Alain Juppé, fondateur de l’UMP, ministre du gouvernement et maire de Bordeaux, est toujours resté silencieux sur les questions LGBT. Les Jeunes Socialistes l’interpellent en demandant une condamnation officielle de la dernière agression homophobe bordelaise. Ils exigent de la cohérence de la part de l’UMP  et l’exclusion des députés Vaneste et Barèges de ce parti. Enfin, ils réclament du gouvernement qu’il se positionne officiellement sur des questions LGBT : mariage, adoption et pédagogie dès la maternelle. Lire la suite

Le 2 mars 2011, deuxième mercredi féministe campus à Pessac !

Les Jeunes Socialistes de Gironde vous annoncent la tenue des seconds Mercredis Féministes Campus, organisés avec le collectif bordelais pour le droit des femmes et la médecine préventive inter-universitaire. Après le franc succès de la soirée du 2 février, celle-ci aura lieu le mercredi 2 mars sur le thème des genres, une occasion pour les Jeunes Socialistes de Gironde de réitérer leur engagement pour atteindre l’égalité réelle entre femmes et hommes.

On a beau les nier ou ne pas les remarquer, notre société produit et reflète des inégalités entre les hommes et les femmes. Elle leur assigne les rôles qu’ils et elles sont censé-es jouer dans la famille, à l’école, dans le couple et dans la vie professionnelle. En 1949, Simone de Beauvoir écrivait : ”On ne naît pas femme, on le devient’‘. Elle démontrait dans Le Deuxième Sexe par quel processus les femmes étaient cantonnées à des rôles sociaux secondaires à tous niveaux. Aujourd’hui, ces mécanismes existent toujours : les parents offrent une voiture ou une moto à un garçon, et une poupée ou une cuisinette à une fille, la publicité place les femmes dans des rôles de ménagères et les hommes dans ceux de scientifiques, les filles sont moins encouragées à participer à l’école que les garçons, etc. Lire la suite

Manifestation pour la venue de Marine Le pen

Dans le cadre de la campagne du Front National, Marine LE PEN, vient à Bordeaux le samedi 27 novembre, à l’Athénée municipal à 19h30.La politique sécuritaire, le feuministère de l’identité nationale, la chasse aux immigrés et aux Roms, et la loi récemment votée sur la déchéance de nationalité s’inspirent largement du programme du Front National. Aujourd’hui une partie de l’UMP reprend clairement les idées du FN et envisage même des accords électoraux avec eux. Ce rapprochement est d’ailleurs un des enjeux de ce meeting sur Bordeaux.
Les jeunes Socialistes invitent toute la jeunesse à venir manifester avec le collectif antifasciste ce Samedi.

Rendez-vous est Place Pey Berland le samedi 27 novembre à 19h00

Sexion d’Assaut : les excuses étaient fausses, les associations LGBT appellent à manifester devant le concert de Cenon ce 23 octobre

Ce lundi 18 octobre 2010, l’ensemble des associations Lesbiennes Gays Bi Trans de Gironde et leur partenaires ci-dessous signataires ont décidé à l’unanimité d’appeler à une manifestation pacifique devant le Rocher de Palmer le 23 octobre à 19h00.

Les associations souhaitent dénoncer les propos du groupe Sexion d’Assaut qui est accueilli à Cenon ce jour-là pour y tenir un concert.

Nous regrettons le refus du directeur de la salle et du maire de déprogrammer, au moins temporairement, le spectacle. Nous refusons les conditions inacceptables de débat, imposées par les producteurs de Sexion d’Assaut et du Rocher de Palmer, qui reviennent ni plus ni moins à instrumentaliser les associations LGBT en faire-valoir d’un groupe « 100% homophobe » qui a appelé au meurtre des homosexuels (voir l’article du Point pour l’ensemble des propos haineux).

Nous rappelons que nous réclamions la déprogrammation temporaire du concert, le temps de s’assurer de la réalité des excuses du groupe et de mettre en place des actions pédagogiques efficaces. Au sujet de ces excuses, la preuve vient d’être faite qu’elles étaient fausses. Dans une nouvelle chanson, « Le relais », publiée sur Internet à partir de mi-octobre, et en réaction à la polémique, le groupe explique :

« …Tu vas être déçu si tu voulais qu’on se barre, T’as été très con de croire que tu pourrais nous barrer la route … T’inquiètes les crocs j’les ai toujours, … Ceux qui disent qu’on a changé sont peut-être tous sourds … J’opère en sous-marin comme Cousteau, C’est peut-être pour ça que tu te demandes où est-ce-que j’étais tout ce temps. S’te plait vas-y pousse toi, Comment veux-tu me stopper j’suis en mustang … »

La société Sony, sans doute embarrassée par cette nouvelle provocation, a fait supprimer le clip de la plupart des sites de vidéos comme YouTube. Il reste toutefois disponible sur certaines pages web.

Non dupes et parce que nous déplorons chaque jour les méfaits de l’homophobie, nous manifesterons pacifiquement ce samedi 23 octobre notre indignation et notre inquiétude.

Nous rappelons que les associations LGBT de Gironde ont développé ces dernières années tout un travail de pédagogie pour lutter contre l’homophobie, travail remis en cause par Sexion d’Assaut dont le public parfois très jeune peut être largement influencé négativement.

En tout état de cause, nous restons disponibles auprès de toutes les municipalités désireuses de travailler sur la problématique de l’homophobie

Premiers signataires : LGP Bordeaux, le Girofard (centre LGBT Gironde Aquitaine), Wake Up (l’association des étudiants et des jeunes LGBT de Bordeaux), le Refuge, Homosexualité solidarité Bordeaux, la Prem’se, ADHEOS (Association d’Aide de Défense Homosexuelle pour l’Égalité des Orientations Sexuelles, Charente), Collectif Contre l’Homophobie, Fédération LGBT, la Maison des femmes (Gironde), le Mouvement des jeunes socialistes de Gironde et de Charente Maritime, ENTRE NOUS (Landes), Contact Aquitaine, Mutatis Mutandis (Gironde) Aides Gironde, Ecce homo (Lot-et-Garonne), Le Mouvement Français pour le Planning Familial Gironde

Les Jeunes Socialistes de la Gironde répondent à Patrick Duval, directeur des Musiques de nuit à Cenon

Communiqué du 15/10/2010, les jeunes socialistes répondent aux propos de Patrick Duval tenus dans Sud-Ouest.

Aujourd’hui, un jeune homosexuel a huit fois plus de risque de se suicider qu’un jeune hétérosexuel. Dans de telles circonstances, s’afficher ostensiblement homophobe n’est pas un acte anodin pour un groupe de musique incarnant un modèle pour des milliers de jeunes.

Les Jeunes Socialistes sont depuis de nombreuses années attachés à la défense de la cause LGBT. C’est bien nous qui avions posé une main courante au commissariat en 2004 contre une association étudiante faisant ouvertement rapprochement entre homoparentalité et pédophilie. Nous étions là aussi lors du premier mariage de Bègles pour faire barrage aux jeunes d’extrême droite. C’est encore nous, qui avions demandé l’annulation du chanteur Sizzla pour ses propos homophobes ! Et nous continuons de défiler chaque année depuis 2002 à la Gay Pride bordelaise.

La lutte contre l’homophobie sous toutes ses formes est une bataille de tous les jours aussi bien sur les idées que sur les actes. L’annulation du concert, que souhaitent les Jeunes Socialistes aux côtés des associations LGBT ne répond pas à une volonté de censure. Il s’agit pour nous de rappeler que la liberté d’expression ne saurait justifier des propos discriminatoires et haineux.

MJS

Cortège du MJS 33 lors de la dernière Gay Pride à Bordeaux

Les propos prononcés par le groupe sont dangereux et incompatibles avec la vision socialiste du vivre ensemble. Les subventions publiques à la culture ne doivent en aucun cas desservir la jeunesse, mais bien favoriser l’enrichissement culturel et sa diversité.

Prononcer des excuses publiques par communiqué n’est pas suffisant et ne saurait atténuer la gravité des propos. Nous demandons des actes concrets envers ceux qui pourraient s’être sentis blessé ou stigmatisé par ces propos, notamment par une rencontre avec les associations LGBT.

Contacts :

  • Juliette Perchepied, Animatrice Fédérale des Jeunes Socialistes de Gironde : –
  • Gauthier Vermandel, Secrétaire général des Jeunes Socialistes de Gironde en charge de la communication : –

Les associations LGBT de Gironde et leurs partenaires refusent que Sexion d’Assaut se produise à Cenon

Les Jeunes Socialistes soutiennent l’initiative de la LGP Bordeaux de se prononcer contre le concert de Sexion d’Assaut à Cenon.

Malgré de nombreuses protestations, le concert du groupe Sexion d’Assaut est toujours prévu le samedi 23 octobre 2010 au Rocher de Palmer à Cenon (33). Ce groupe a tenu des propos violemment homophobes, appelant au meurtre d’homosexuels et incitant à la haine, dans des chansons et interviews (« je crois qu’il est grand temps que les pédés périssent, coupe leur le pénis, laisse les morts, retrouvés sur le périphérique » : On t’a humilié, de l’album La terre du milieu).

Aujourd’hui, le groupe prétend faire machine arrière mais il ne s’agit que d’excuses de circonstances destinées ni plus ni moins à sauver ses intérêts financiers. Jugeons plutôt les propos d’un des leaders du groupe publiés en juin de cette année (magazine International Hip Hop, numéro 10) :

« Pendant un temps, on a beaucoup attaqué les homosexuels parce qu’on est homophobes à cent pour cent et qu’on l’assume. Mais on nous a fait beaucoup de réflexions et on s’est dit qu’il était mieux de ne plus trop en parler parce que ça pouvait nous porter préjudice […] Imagine, il y a même des gays qui viennent nous voir ! On ne peut donc pas dire ouvertement que pour nous, le fait d’être homosexuel est une déviance qui n’est pas tolérable ».

De tels propos sont en opposition totale avec les principes et valeurs républicains de respect et de fraternité. Ils ont suscité l’émotion de nombreux élus et directeurs de salles en France qui ont pris leur responsabilité et douze concerts (sur dix-sept) ont ainsi déjà été annulés. Par ailleurs, le groupe NRJ a décidé de cesser sa collaboration avec Sexion d’Assaut et, que récemment, le groupe a été retiré de la liste des MTV Europe Music Awards.

Les associations signataires s’indignent que le maire de Cenon et le directeur du Rocher de Palmer maintiennent toujours le concert du 23 octobre. Les propos de Patrick Duval, responsable de la salle, relatés par le journal SudOuest le 9 octobre 2010, nous choquent : « C’est une déclaration dans une publication confidentielle […] mais il ne faut pas être dupe : cela correspond à ce qui se dit beaucoup dans les quartiers. »

L’argument de la confidentialité de la publication tente de minorer la gravité des propos du groupe. Par ailleurs, la banalisation de ces propos au motif qu’ils sont fréquents dans les quartiers ne saurait justifier le maintien du concert d’un groupe qui est un puissant relai d’homophobie. Le refus d’annuler le concert n’affirme-t-il pas tout bonnement l’impunité de ces messages de haine ? Est-ce un exemple à donner aux jeunes concernés ?

Le rapport de forces que se livrent les partisans de la lutte contre les discriminations et les tenants de propos discriminatoires est nettement à l’avantage des derniers. Malheureusement, jusqu’ici, chanter la tolérance n’a jamais trop fait vendre des disques. Les moyens dont dispose le groupe Sexion d’Assaut sont sans commune mesure avec ceux des défenseurs des droits et c’est la raison pour laquelle nous réclamons de la puissance publique qu’elle n’aggrave pas un peu plus ce déséquilibre dommageable.

L’argent public a largement participé à l’édification de cette salle de spectacle et on ne peut pas comprendre que des raisons qui ne tiennent pas à l’intérêt général poussent les protagonistes décisionnaires à maintenir le concert de Sexion d’Assaut à Cenon.

Les associations signataires en appellent solennellement au maire de Cenon et au directeur de la salle de spectacle. Pour marquer leur désapprobation, nous attendons une seule décision de leur part : un refus clair et net d’accueillir ces chanteurs à Cenon. L’avenir du Rocher de Palmer d’être une salle ouverte sur les musiques du monde serait irrémédiablement entâché par la réception de ce groupe homophobe.

Premiers signataires : LGP Bordeaux, le Girofard (centre LGBT Gironde Aquitaine), Wake Up (l’association des étudiants et des jeunes LGBT de Bordeaux), le Refuge, Homosexualité solidarité Bordeaux, la Preum’s, Adheos (Association d’Aide de Défense Homosexuelle pour l’Égalité des Orientations Sexuelles), Collectif Contre l’Homophobie, Fédération des Centres LGBT, la Maison des femmes, le Mouvement des jeunes socialistes de Gironde et de Charente Maritime.

Revue de presse : e-llico.com, 14/10/2010

Gironde : les associations s’opposent à un concert de Sexion d’Assaut à Cenon

Les associations LGBT de Gironde refusent que Sexion d’Assaut se produise à Cenon où un concert du groupe de rap reste programmé le 23 octobre prochain.

Malgré de nombreuses protestations, le concert du groupe Sexion d’Assaut est toujours prévu le samedi 23 octobre 2010 au Rocher de Palmer à Cenon en Gironde.

Mené par la Lesbian & Gay Pride de Bordeaux, un collectif d’associations LGBT, rassemblant entre autres le centre LGBT Gironde Aquitaine, l’association des étudiants et des jeunes LGBT de Bordeaux, le Collectif Contre l’Homophobie, la Fédération des Centres LGBT, mais aussi le Mouvement des jeunes socialistes de Gironde, en appellent au maire de Cenon et au directeur de la salle de spectacle pour faire annuler le concert.

Les associations se disent choquées par les propos du responsable de la salle, relatés par le quotidien Sud Ouest du 9 octobre, au sujet des propos tenus par Sexion d’Assault.
“C’est une déclaration dans une publication confidentielle (…) mais il ne faut pas être dupe : cela correspond à ce qui se dit beaucoup dans les quartiers”, a-t-il confié au journal régional.

Pour les associations, “l’argument de la confidentialité de la publication tente de minorer la gravité des propos du groupe”.
“La banalisation de ces propos au motif qu’ils sont fréquents dans les quartiers ne saurait justifier le maintien du concert d’un groupe qui est un puissant relai d’homophobie”, ajoutent-elles.

L’avenir de la salle devant accueillir le concert “serait irrémédiablement entaché par la réception de ce groupe homophobe”, estiment les associations.

Mis en ligne le 14/10/2010

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