Cinq ans…

résolution adoptée au Conseil National de novembre 2010

Il y a cinq ans, le 27 octobre 2005, la mort de Zyed et Bouna, deux jeunes adolescents de Clichy-sous-Bois, mettait le feu à la poudrière des banlieues. S’en suivaient trois semaines d’émeutes à travers la France. Une France qui ne fait jamais parler d’elle, d’ordinaire soigneusement cachée derrière les barres HLM. Une France reléguée aux bans de la République, où elle est retournée depuis, impérialement ignorée des politiques nationales.

Dans ces territoires, la fracture est multiple. Services publics absents, quartiers enclavés par des réseaux de transports abscons, sous-activité économique et chômage chroniques, discriminations et stigmatisations permanentes, problèmes de délinquance irrésolus… Des décennies d’abandon ont engendré une cassure presque irrémédiable entre ses habitants et l’autorité publique. Les acteurs de terrain, comme les collectivités locales, étranglées financièrement, et les fonctionnaires, sous-dotés et sans soutien, ne peuvent pallier seuls l’absence coupable d’une politique nationale. Ces territoires sont abandonnés par la droite. Le président Sarkozy ne se déplace que rarement dans les quartiers. L’ex-secrétaire d’État Amara ne sait qui de Borloo ou du « bourgeois de la Sarthe » fera le meilleur porte-parole des sans-voix ? Mais toute la majorité actuelle méprise ces quartiers ! Des quartiers métissés, où la souffrance sociale côtoie l’envie furieuse d’en découdre, de faire mentir certaines des sorties des Finkielkraut et autres Zemmour. Dans ces quartiers résident la jeunesse et la diversité sur laquelle doit s’appuyer le pays pour sortir de la crise. Les banlieues, qui ne sont pas condamnées à l’oubli et au déclassement, ont besoin de soutien et de reconnaissance, et cela passe par des mesures énergiques.

Un plan massif de désenclavement des quartiers, les reliant économiquement et culturellement aux agglomérations proches. L’implantation d’une éducation publique conquérante, dotée de moyens bien supérieurs, s’adaptant aux difficultés des élèves, et s’ouvrant à la communauté citoyenne. Le soutien à un réseau associatif, notamment par l’appui de jeunes en service civique permettant la mixité sociale. Une rénovation urbaine installant des services publics et à des commerces de proximité. Une présence policière permanente, loin des déferlements temporaires de CRS, travaillant avec la population pour le bien-être des quartiers. Une démocratie épanouie, par une décentralisation efficace et un soutien pérenne de l’État. Loin des discours de matamores, les banlieues ont besoin d’actes, la meilleure des réponses au malaise qui s’est exprimé il y a cinq ans.

Être responsable, c’est manifester !


La droite sacrifie notre génération

  • Ils veulent nous faire travailler jusqu’à 67 ans
  • Ils cassent notre éducation
  • Ils ne font rien pour l’emploi des jeunes

Les jeunes socialistes s’engagent pour notre avenir

  • Rétablir la retraite à 60 ans à taux plein
  • Tenir compte des années d’études pour compenser l’insertion plus tardive dans l’emploi
  • Augmenter les salaires
  • Investir massivement dans l’emploi car 100000 emplois créés, c’est 1,5 milliards d’euros de cotisations
  • Créer 350000 emplois notamment pour répondre à l’exigence écologique et offrir une première expérience dans les secteurs des emplois de demain
  • Mettre en place un parcours d’autonomie avec une allocation d’autonomie pour permettre aux jeunes d’étudier sans se salarier

Revue de presse : Entre 3.500 et 5.000 lycéens et étudiants dans les rues de Bordeaux

Le Parisien.fr

21.10.2010, 12h31

Entre 3.500 lycéens et étudiants, selon la police, et 5.000, selon les organisateurs, ont manifesté jeudi matin dans le centre de Bordeaux, dans le calme, pour protester contre la réforme des retraites.

Le cortège, solidement encadré par des représentants de la CGT et de la FSU notamment, est parti de la place de la Victoire, dans le quartier étudiant, pour arriver devant la préfecture où une centaine de militants syndicaux (CGT, Sud, FO) se trouvaient.
Derrière une banderole de tête du collectif “la retraite une affaire de jeunes, défendons la retraite à 60 ans”, les lycéens et étudiants, appelés à manifester entre autres par le MJS, le MJC, l’UEC et l’UNEF, ont défilé aux cris de “la réforme sévit, la retraite se vit” ou “Sarko, t’es foutu, la jeunesse est dans la rue”.
Parmi les pancartes fleurissant dans le cortège, on pouvait lire “On aurait bien brûlé cette réforme mais il n’y a plus d’essence” ou “Mon papy m’a pris mon job”.
En fin de manifestation, un appel a été lancé pour rejoindre Carbon-Blanc (banlieue bordelaise), où une plate-forme logistique qui approvisionne les supermarchés du groupe Auchan du Sud-Ouest est bloquée depuis la nuit dernière par 200 personnes à l’appel de l’intersyndicale.

Revue de presse : La Croix, 12 octobre 2010

La Croix

11/10/2010 19:33

Les préparatifs de la journée d’action du 12 octobre

Dans toute la France, les syndicats ont redoublé d’activité ces dernières vingt-quatre heures pour mobiliser leurs troupes

Quoi de commun entre les agents des impôts de Marseille, les cheminots de Metz, les étudiants de Bordeaux ou les salariés de chez Rhodia à Lyon ? La grève. Dans tous ces secteurs, on s’apprête aujourd’hui à « tenir » face au gouvernement. Tour d’horizon.

METZ Les cheminots sont fin prêts

Lundi matin 11 octobre, dans les locaux syndicaux de la gare de Metz, tous les ordinateurs crépitent pour envoyer les derniers mails de rappel des points de ralliement pour la manifestation d’aujourd’hui. « Les cheminots ne sont pas tous bien au courant des conditions de la grève. Il y en a un qui vient d’appeler pour savoir s’il avait le droit de faire 59 minutes et non une journée entière », raconte Jean-Paul Ricatte, secrétaire général de la CFTC-cheminots Lorraine, dont Metz est l’un des bastions.

Pour le reste, tout est prêt. « On a été en préavis reconductible du 6 au 23 septembre, alors les banderoles, affiches et casquettes commencent à avoir le goût du frais ! », affirme-t-il. Côté CGT, tout le monde est sur le pont, dans les services, pour convaincre les derniers hésitants de se mobiliser. « Il faut les persuader de ne pas céder à la résignation », explique Christian Schott, travaillant à la direction régionale. Un confrère vient à la rescousse. Lui va se charger de faxer des informations aux sites les plus éloignés avant de retourner « sur le terrain » roder son argumentaire.

BORDEAUX Sciences-Po bat le rappel des étudiants

Depuis quelques jours, Juliette, 22 ans, étudiante à Sciences-Po Bordeaux, n’a pas ménagé ses efforts pour inciter ses collègues à manifester. Campagne de tractage, organisation d’une assemblée générale au sein de l’école mercredi, interventions au début des cours en amphithéâtre le matin… Avec quelques amis également membres du collectif « La retraite, une affaire de jeunes », elle tente de provoquer un « électrochoc ».

« Il faut faire prendre conscience aux jeunes que cette réforme des retraites les concerne et que ce sont eux qui vont en payer les conséquences », lance-t-elle. « Quand on leur dit qu’ils vont peut-être travailler jusqu’à 70 ans, ça les fait réfléchir », assure de son côté Laura, étudiante en quatrième année. Mais il reste encore du chemin à faire pour convaincre.

« À Sciences-Po, les jeunes sont des “privilégiés” et pensent qu’ils ne seront pas confrontés à la précarité du monde du travail », poursuit Juliette. Aussi, pour que le mouvement prenne de l’ampleur, ces étudiantes songent à solliciter les professeurs et envisagent d’organiser une conférence avec un économiste. Ce sera le « petit plus » de cette nouvelle semaine rythmée par des assemblées générales.

LYON Chez Rhodia, on recense les cars disponibles

Au centre de recherche de Rhodia, au sud de Lyon, un car a été affrété pour acheminer les manifestants attendus au sein du cortège aujourd’hui, une cinquantaine de personnes sur les 400 cadres et techniciens employés sur le site. « Nous réfléchissons déjà à louer un autre car que nous mutualiserions avec les sociétés voisines », précise Gérard Vaysse, délégué syndical CGT qui tracte depuis sept heures, ce lundi matin, devant le portique de sécurité de cette entreprise de la vallée de la chimie.

Car la mobilisation ne faiblit pas. « On retrouve des gens que l’on ne voit jamais d’ordinaire, la question des retraites mobilise plus que les négociations salariales », relève un syndicaliste CFDT. Ainsi, les cadres ne sont pas les derniers à venir scander les slogans derrière le camion sonorisé qui accompagne le cortège « chimie ».

Pour autant, l’ambiance est loin d’être fiévreuse, comme elle a pu l’être voici quelques années sur le site alors menacé par une vague de licenciements. « Nous vivons une situation étrange », reconnaît Gérard Vaysse, qui s’attend tout autant à « un délitement qu’à une radicalisation du mouvement ».

MARSEILLE Les agents des impôts pensent déjà au blocage

Rassemblés lundi matin dans le centre des impôts de la rue Borde, près de 170 agents des impôts et des finances publiques votent à l’unanimité la grève dans six centres marseillais où le blocage sera débattu en assemblée générale. « Cette semaine est capitale. Il faut foncer ! Demain, on ferme ! », exhorte Denis Chovet, responsable l’Union Snui SUD-trésor solidaires. « De l’argent, il y en a mais pas pour les salariés. Si on veut changer la donne, il faut bloquer », abonde Colette, très applaudie. Dominique, 46 ans, est « très déterminée » : « Face à un gouvernement qui ne lâche rien, nous devons montrer que nous sommes prêts à aller jusqu’au bout », affirme cet agent au service du cadastre à Sainte-Anne.

Emmené par la CGT-finances publiques et de l’Union Snui SUD-trésor solidaires, le mouvement contre la réforme des retraites, bien lancé depuis lundi dernier, poursuit son chemin. Depuis vendredi, Philippe Laget, responsable de la CGT impôts, fait le tour des services, tracts en main, pour convaincre les agents de persévérer, tandis que son homologue du site de Sainte-Anne, Jean-Claude Estival, placarde des affiches devant pointeuses, machines à café et autres portes d’entrée. « Beaucoup attendent de voir comment le mouvement va s’amplifier avant de partir dans une grève dure », indique le syndicaliste. Sa conviction : « Plus le mouvement sera massif, moins il durera. »

Corinne BOYER (à Marseille), Bénévent TOSSERI (à Lyon), Élise DESCAMPS (à Metz), Nicolas CÉSAR (à Bordeaux)

7 questions et 7 réponses pour rétablir la vérité sur les retraites !

De toute façon, le projet est voté, le gouvernement ne lâchera rien, la loi ne sera pas retirée.

FAUX !

La mobilisation de tous peut changer les choses, car on ne perd que les combats que l’on ne mène pas.

Par le passé la mobilisation sociale et des jeunes a payé. Elle a déjà pu faire reculer le gouvernement quand les droits essentiels étaient attaqués. Ce fut le cas, le mois dernier quand le gouvernement est revenu sur sa volonté de supprimer le cumul APL – demi-part fiscale, ainsi qu’en 2006 quand, après 3 mois de mobilisation, le CPE, pourtant voté à l’Assemblée Nationale et promulgué, ne fut jamais appliqué.

La droite fait le pari du fatalisme, nous faisons celui de la mobilisation.

En quoi les retraites nous concernent en tant que jeunes?

Parce que comme jeunes, nous sommes les futurs actifs sur lesquels reposera le système de retraites, nous sommes aussi les futurs retraités qui en bénéficieront, ou qui n’en bénéficieront pas, selon les choix qui seront faits aujourd’hui.
Surtout, la réforme entrainera mécaniquement une baisse des pensions, et incitera les gens à préparer leur propre avenir via des fonds de pension privés. Les riches cotisent pour les riches, les pauvres pour les pauvres… Tout le monde est donc concerné !

De plus, les jeunes en formation sont concernés par la question de la prise en compte des années d’études dans les annuités. Leur non-prise en compte aggraverait les inégalités sociales en décourageant les jeunes de poursuivre de longues études.

Mais la retraite à 60 ans, c’est impossible, l’espérance de vie augmente !

FAUX !

Mais dans quelles conditions devrait on continuer à travailler! L’espérance de vie est de 77 ans pour les hommes et 84 ans pour les femmes. Mais « l’espérance de vie en bonne santé » n’est que de 62 ans. Tant les ouvriers que les cadres doivent pouvoir bénéficier d’une retraite en bonne santé, alors qu’aujourd’hui, ce n’est pas le cas ! Nous voulons une société du temps libéré, épanouissante, permettant d’accéder aux loisirs, à la culture, aux sports ou à l’engagement. Ce nouveau modèle de développement est l’indice d’une société qui, en rompant avec le consumérisme, saurait replacer l’économie au service de l’intérêt général.

Mais comment financer ce projet quand on sait que dans 10 ans la France ne comptera que 2 actifs pour un retraité?

Le problème des retraites n’est pas qu’un problème démographique ! La France est un pays qui s’enrichit tous les ans. Le problème est qu’aujourd’hui les nouvelles richesses produites ne vont pas aux salariés ! L’exemple le plus frappant est que, même en période de crise, le CAC 40 annonce des bénéfices toujours en hausse.
La priorité doit être de créer des emplois (cf. 4 millions d’emplois c’est possible). En plus de favoriser l’emploi, il faut augmenter les salaires, pour augmenter les cotisations.
Trouvons de nouveaux financements en élargissant les revenus assujettis aux cotisations patronales et sociales (notamment les stock options), en supprimant les niches fiscales, en taxant le capital…il faut juste du courage politique !

Même dans les pays européens, l’âge de départ à la retraite à été rallongé, pourquoi les socialistes français s’opposent alors au projet de la droite?

La réforme proposée est la pire en Europe. Dans la plupart des pays européens, l’âge de référence n’est pas l’âge légal de départ en retraite mais l’âge de départ sans décote – l’équivalent chez nous de l’âge légal de départ à taux plein. Ce qui place d’ores et déjà la France, l’Allemagne et l’Espagne aujourd’hui à égalité : 65 ans dans chacun des pays. Si l’on se penche non plus sur les âges légaux, mais sur l’âge effectif, celui auquel les salariés quittent réellement le marché du travail, la proximité des situations en Europe est frappante: 61,5 ans en France, la même chose en Espagne, 62 ans en Allemagne.
La situation des Français vis-à-vis de l’âge légal de départ est donc, avant même la « réforme » gouvernementale, équivalente à celle de l’Allemagne et de l’Espagne. Mais elle se détériore quand on compare le calendrier de passage à 67 ans. C’est en 2029 que les Allemands verront l’âge de départ à la retraite sans décote reculer de deux ans. C’est en 2027 que les Espagnols passeront ce cap. Les Français n’auront pas cette chance : c’est dès 2016 que la réforme française entrerait en vigueur.
Mais s’il est un point où la comparaison tourne franchement au désavantage des Français, c’est celui du nombre d’annuités requises pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Il faut travailler 35 annuités en Allemagne et en Espagne contre 41,5 en France !

Les socialistes critiquent, mais que proposent-ils?

Les socialistes ne voient pas les retraites comme l’opposition entre actifs et retraités, mais comme un système solidaire qui permet une cohésion entre les générations au sein de notre société. Le but du collectif « retraites, une affaire de jeunes » auquel appartient le MJS était aussi de porter les problématiques de la jeunesse: une insertion professionnelle tardive, difficile, après des années d’études plus ou moins longues, qui doivent être prises en compte par la réforme ! (cf. Perspectives 2012 L’emploi des jeunes).

Assurer le financement des retraites passe avant tout par une politique en faveur de l’emploi et de l’augmentation des salaires. En effet, en augmentant les salaires, les cotisations augmentent aussi et font entrer plus d’argent dans les caisses de la sécurité sociale. De même, 4 millions d’emplois créés génèreraient 30 milliards de cotisations. C’est donc bien la preuve que répondre au besoin de financement du système de retraite, revient à lutter contre le chômage.

Il faut aussi :
Supprimer les exonérations de cotisation patronale
Mettre tous les revenus à contribution (stock-option, intéressement, participation…)

Le gouvernement a fait des concessions, pourquoi ne pas accepter un compromis?

Quelles concessions? La droite parle d’ajustements qui ne seront que des mesurettes et des bricolages et a déjà annoncé ne pas discuter des chiffres: âge de départ et nombre d’années, qui sont la clé du problème. La droite veut parler pénibilité? C’est hypocrite quand on démantèle le droit du travail en mettant en danger la santé et la vie des travailleurs! Emploi des seniors? Elle n’a rien fait depuis 8 ans qu’elle est au pouvoir! Nous voulons parler financement, alors que selon le conseil d’orientation des retraites (COR), même après la réforme, les retraites du futur ne sont toujours pas financées.

Anti-CPE 100 000 personnes à Bordeaux!

100 000 personnes à Bordeaux, 3 millions en France !!!
le 28 mars 2006, par Etienne

La mobilisation du mouvement anti-CPE a connu un succès historique Mardi 28 Mars à Bordeaux, en réunissant entre 90 000 et 100 000 manifestants, lycéens, étudiants, jeunes militants, syndicats et militants politiques. Sur l'ensemble de la France, on estime à 3 millions le nombre de personnes qui sont descendus dans la rue.

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